À la recherche du père de nos truffes.
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martindugard
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Sais-tu comment éviter la multiplication végétative intempestive de mes post's ?
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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
martindugard
merci pour ton explication détaillée.
J'avais un peu compris dans ce sens, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi un plant ne serait dominé que par un signe + ou - avec les millions de spores qu'on lui met pour le mycho.
Il est vrai que des arbres non producteurs en apportant des spores sur des brulés stèriles deviennent productifs....j'avais à l'époque acheté de la truffes chez Volner pour justement varier l'origine .
Mais des plants à 4 ans sans apport de spores se mettent à produire : le signe complémentaire serais dans le sol ?
en dormance depuis des centaines d'années : j'en doute,
car dans les nouvelles régions trufficoles y avait -il des spores dans le sol avant plantation ?
Je serais d'avis que dans le sol il y a des substances qui font changer le signe: une idée.
jm
merci pour ton explication détaillée.
J'avais un peu compris dans ce sens, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi un plant ne serait dominé que par un signe + ou - avec les millions de spores qu'on lui met pour le mycho.
Il est vrai que des arbres non producteurs en apportant des spores sur des brulés stèriles deviennent productifs....j'avais à l'époque acheté de la truffes chez Volner pour justement varier l'origine .
Mais des plants à 4 ans sans apport de spores se mettent à produire : le signe complémentaire serais dans le sol ?
en dormance depuis des centaines d'années : j'en doute,
car dans les nouvelles régions trufficoles y avait -il des spores dans le sol avant plantation ?
Je serais d'avis que dans le sol il y a des substances qui font changer le signe: une idée.
jm
VAUCLUSE PIEDS DU VENTOUX NORD
"quoique l'on dise ou que l'on fasse le cul du rabassier sentira toujours le thym"
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
bonjour J m,
je ne suis jamais intervenu sur ce post parce que sa me dépasse donc je lis , mais là tu as écris une phrase qui m interpelle .: le signe complémentaire serait dans le sol ?
je pense que tu connais la propriétée là ou nous faisons les concours de cavage dans le gard ,,
quand cette personne a achetée en montant sur la gauche elle a fait labourer son champs
sur la partie basse elle a planté des noyers et sur l autre des tilleuls et quelle ne fut pas leurs surprise au bout de 10 ans ils se mirent a produire de la mélano ,pas tous mais certains .pour vous dire que cette parcelle fait bien 4 ou 5 hectares même peut e^tre plus et les arbres producteurs ne sont pas en lisière .aujourd hui elle as plantée quelques chênes qui produisent ,a lors ma question est simple :
pour quoi ces tilleuls produisent de la mélano ? sachant qu ils n ont pas été mycorizés.
les mycorizes sur ce terrain etaient peut être en dormance ? je le crois ,mais combien d années ???
cette année quand nous avons re nettoyés les parcelles on c est aperçut de nouveaux brûles
derrière le mas .
il est vrai quelle a un terrain d enfer pour la trufficulture .
salut a tous ,pancho
je ne suis jamais intervenu sur ce post parce que sa me dépasse donc je lis , mais là tu as écris une phrase qui m interpelle .: le signe complémentaire serait dans le sol ?
je pense que tu connais la propriétée là ou nous faisons les concours de cavage dans le gard ,,
quand cette personne a achetée en montant sur la gauche elle a fait labourer son champs
sur la partie basse elle a planté des noyers et sur l autre des tilleuls et quelle ne fut pas leurs surprise au bout de 10 ans ils se mirent a produire de la mélano ,pas tous mais certains .pour vous dire que cette parcelle fait bien 4 ou 5 hectares même peut e^tre plus et les arbres producteurs ne sont pas en lisière .aujourd hui elle as plantée quelques chênes qui produisent ,a lors ma question est simple :
pour quoi ces tilleuls produisent de la mélano ? sachant qu ils n ont pas été mycorizés.
les mycorizes sur ce terrain etaient peut être en dormance ? je le crois ,mais combien d années ???
cette année quand nous avons re nettoyés les parcelles on c est aperçut de nouveaux brûles
derrière le mas .
il est vrai quelle a un terrain d enfer pour la trufficulture .
salut a tous ,pancho
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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
pancho
en effet dans notre région les spores peuvent être en dormance et certains terrains en semant des glands aussi peuvent se mettre à produirenr mais dans des régions comme la la Normandiela haute Loire , c'est moins évident ...
Le site que tu parles , que je connais est au top bien sûr .
jm
en effet dans notre région les spores peuvent être en dormance et certains terrains en semant des glands aussi peuvent se mettre à produirenr mais dans des régions comme la la Normandiela haute Loire , c'est moins évident ...
Le site que tu parles , que je connais est au top bien sûr .
jm
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Rachik
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
par galistruffe » 03 Fév 2013 18:21
joel je relie ton message est une chose qui m est maintenant evidente te manque alors repartons du début .
au printemps tous ce reveille ... le brulé apparait , il est du au dévellopement du mycelium , mais quel est son role premier ?jerome
pourquoi le brulé apparait juste avant la naissance des truffettes ??? quel est son role ?? comment le champignon agit sur son environnement ???
jj quand je dis que le brulé apparait avant la naissance je parle du brulé que l on peu observer 2/3/ 4 fois dans l année , le brulé tres specifique a mélano ( pas celui de geaster ou scleroderme et autre qui s installent durablement voir définitivement et que la pluspart des trufficulteurs prenent comme un signe encouragent de production future )je parle donc du brulé , celui qui fait changer la couleur des herbes , généralement au rouge , qui est tres court , 8 A 15 jours et qui correspond a la naissance des truffettes .jerome
jjr c est l arbre associé au champignon qui induit les naissances des ascocarpes, le phénoméne est tres simple, mais j'aimerai que vous le decouvriez par vous meme , afin de verifier si d autre solution sont envisageable .jerome
Bon y en a marre !je me repette mais quel est le role du brulé ??? que ce passe t il pendant cette periode tres courte ( 3 semaine maxi )qui, fait quoi , pourquoi, pour qui .jerome
Jérôme n’a cessé de nous harceler avec cette question sur le rôle du brûlé et je ne crois pas qu’il a reçu la réponse qu’il souhaitait (j'avoue n'avoir que lu en diagonal cette discussion encore trop technique pour ma faible expérience)…
Je me lance donc après une nuit passée à y réfléchir, ne me demandez pas pourquoi.
Ma théorie va me permettre d’obtenir mes galons de GrosseTruffe ou de Pov’Truffe ce que tout le monde oubliera charitablement et rapidement !
Je m’excuse par avance si mon développement est un peu long.
Je m’excuse par avance pour les imprécisions, voire les erreurs qui vont s’y glisser (je ne suis pas un scientifique).
Enfin je m’excuse si cette théorie a déjà été proposée et que je suis passé à côté.
J’ai commencé à réfléchir aux stratégies de reproduction et de colonisation dans le règne végétal. Ce que j’écris ci-dessous n’engage que moi et est peut-être largement infondé mais partant du principe que sur un océan de connerie se forme parfois une écume de sagesse…
+ Des plus petits végétaux aux plus hauts arbres des forêts équatoriales, certaines espèces produisent des fruits contenant des graines. Ces fruits sont attractifs pour une ou une multitude d’espèces animales qui les consomme.
Dans la nature où avez-vous vu le plus de myrtilles ou de cornouilles mis à part sur des myrtilliers et des cornouillers ? Dans les crottes d’animaux bien sûr !
-Le végétal voit ses graines transportées en grand nombre à des distances parfois très importantes. Avec un peu de chance elles seront déposées dans un endroit propice en même temps que des éléments favorisant la croissance et en prime un éventuel traitement chimique des graines facilitant leur germination.
-Une bonne partie des fruits ne seront toutefois pas consommés et tomberont sur place permettant ainsi de créer un gros stock de graines qui pourront repeupler la zone colonisée en cas de catastrophe provoquant la disparition des sujets adultes.
+ D’autres végétaux, de toutes les tailles, ne perdent pas leur temps avec des fruits. Ils se concentrent sur leurs graines. Ils en produisent beaucoup et les dotent de gadgets permettant leur dissémination.
-Certaines graines sont très volatiles, d’autres plus lourdes sont équipées d’ailettes leur permettant d’être entraînées par le vent, d’autres très grosses et lourdes sont conçues pour rouler au sol (noix, chataîgnes). Elles permettent de gagner des zones d’influence.
-Une fois encore une bonne partie va toutefois tomber à proximité immédiate du végétal et y rester, prêtes à prendre la relève si les adultes disparaissent. Les pins et leurs graines sortant de dormance après les incendies sont assez emblématiques.
+ Une autre catégorie se propage grâce aux rhizomes, comme le chiendent ou le bambou (certains paysagistes amateurs en auront fait les frais !). Ils déroulent leur rouleau compresseur souterrain, lent mais efficace et s’étendent petit à petit. Pour autant ils produisent eux aussi des graines. Elles ne sont pas spécialement profilées pour être transportées par le vent. Une maladie ou un agent risquant de contaminer l’ensemble de la population reliée par le rhizome, les graines sont, selon moi, plus là pour assurer un ensemencement du sol visant à conserver le contrôle de la zone conquise en cas de catastrophe détruisant la colonie.
+ On en arrive au CHAMPIGNON que je distingue des champignons (la partie visible voire comestible). Mis à part les vesses de loup au sens large (et scléroderme, ça doit être proche ?) qui éjectent des nuages de spores pouvant se disperser sur une assez longue distance, la plupart des champignons produisent des spores sous leur chapeau.
Les spores tombent à maturité et vu la hauteur de la plupart des champignons elles ne sont que peu éparpillées par l’effet du vent. Je considère que c’est le mycélium qui permet au CHAMPIGNON d’étendre sa zone d’influence, les spores ne servant qu’à prendre la relève en cas de disparition brutale du mycélium initial et peut-être renouveler la colonie mycélienne vieillissante.
Ca me semble assez crédible quand on observe le coprin chevelu : à peine éclos il commence à se liquéfier, l’encre noire qui coule sous lui contient ses spores qui ne sont donc pas disséminées. Et si on voulait considérer que le champignon est le fruit du CHAMPIGNON qui doit être consommé pour libérer ses spores plus loin, quelle étrange stratégie de choisir un développement aussi éphémère…
+ Bref, venons-en à la truffe…
CHAMPIGNON sous-terrain comme la plupart des autres et qui par dessus le marché produit des champignons eux aussi sous terrains. La dissémination des spores est assez réduite sous terre même si une certaine faune consomme le champignon et déplace ainsi les spores capables de germer, on le sait maintenant.
Pour autant je reste convaincu que c’est la progression du mycélium qui assure la colonisation de nouveaux territoires. Là encore les spores servent donc, selon moi, à régénérer le mycélium détruit par la faune et les aléas climatiques et à assurer un nouveau départ en cas de destruction du CHAMPIGNON initial, pas plus.
D’autres avant moi ont dit ici que les spores étaient des bouées de sauvetage pour le CHAMPIGNON…
Acceptons ce postulat et pensons maintenant au brûlé ou plutôt dans un premier temps à la zone de production définie par ceux qui contiennent la progression du chevelu racinaire comme le font Jérôme, Joël et bien d’autres maintenant.
La zone est travaillée de façon à être le plus favorable possible à mélano et la production d’ascocarpe y est importante et régulière… J’ai dit favorable à mélano ? Si la zone était à ce point un havre pour le CHAMPIGNON, pourquoi jetterait-il autant de « bouées de sauvetage » à la mer ?
Non, on créé plutôt une zone hyper favorable au chevelu racinaire qui prospère et avec lui prospère le CHAMPIGNON truffe. A tel point qu’il se trouve à l’étroit sur ce territoire. Les racines fines qu’il suit dans leur progression ne sont pas pressées de conquérir de nouveaux espaces, c’est l’engorgement…
Alors plutôt que de végéter et de s’étouffer lui-même, le CHAMPIGNON prend une décision radicale. Par des mécanismes chimiques que d’autres seront plus à même de décrypter que moi, le CHAMPIGNON fait croire à l’arbre qu’il est violemment attaqué par des concurrents (par les bactéries de la rhizosphère de concurrents ?).
L’arbre lui fait alors passer une dose massive de substances (phénols ?) visant à détruire l’envahisseur mais le CHAMPIGNON continue à sonner l’alarme, augmentant les doses fournies par l’arbre en réponse… a tel point que le CHAMPIGNON lui-même est impacté par cette surdose.
C’est ça son plan : voir une partie de sa masse détruite pour continuer à se développer de façon dynamique et peut-être laisser le temps au chevelu de s’engager un peu plus loin (peut-être qu’il ne va finalement pas si vite que ça, qu’il ne risque pas de prendre de vitesse le CHAMPIGNON comme on le dit souvent).
Mais comme le CHAMPIGNON n’est pas fou et qu’il ne veut pas risquer de tout perdre, il créer dans le même temps un maximum de truffettes (les bouées de sauvetage) au cas où.
Résultat, la zone est purgée de l’excédant de mycélium, elle est nettoyée de toute trace de concurrence et infestée de réservoirs de spores par sécurité.
L’avenir s’annonce radieux pour le CHAMPIGNON qui peut reprendre sereinement son expansion !
La concentration de chevelu racinaire sous les brûlés classiques en progression provoque, peut-être à moindre échelle suivant la situation, la même réaction en chaîne.
Le CHAMPIGNON induit l’arbre en erreur pour provoquer une réaction hyper violente afin de réguler sa masse. Le CHAMPIGNON utilise l’arbre pour la sauvegarde du CHAMPIGNON.je me repette mais quel est le role du brulé ??? que ce passe t il pendant cette periode tres courte ( 3 semaine maxi )qui, fait quoi , pourquoi, pour qui .jerome
La truffe serait donc une tête brulée !
Voici ma théorie… pensez à l’écume !
Jean
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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Rachik
jm
très pédagogue ton analyse et bonne enquête pour retrouver le coupableLe brûlé est un génocide doublé d’un quasi-suicide de la Truffe.
jm
VAUCLUSE PIEDS DU VENTOUX NORD
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martindugard
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonsoir, Jean ;
Ton propos est extrêmement intéressant, même s'il est exprimé en termes que la science ne fait pas siens : L'organisme ( champignon ou autre ) ne prend pas de décisions.
Le terme de "stratégie" est à considérer avec un sens différent de celui qui est généralement admis.
Le mycélium ne jette pas de "bouées de sauvetage" ...
Mais, néanmoins, j'accepte tes expressions un peu anthropomorphiques comme des expressions imagées de comportements observés ou observables.
Maintenant, la FINALITE de tout être vivant est la reproduction. Cette reproduction peut s'effectuer de différentes façons, c'est-à-dire principalement de façon végétative ( marcottage, rhizomes, bouturage, mycélium en expansion .... etc ... ) ou de façon sexuée : quelle est la particularité de cette dernière ? c'est qu"elle et elle seule assure un brassage génétique : un certain renouvellement et une variabilité du génotype des individus dans l'espèce, ce qui est un facteur favorable à la perpétuation de l'espèce : c'est ce brassage-renouvellement génétique qui assure la biodiversité au sein même de la même espèce : c'est favorable.
D'autre part, pourquoi faudrait-il absolument que le brûlé ait un rôle ? je ne dis pas qu'il n'en a pas, mais j'observe que la desquamation de ma peau, à part le renouvellement de mes cellules épithéliales, n'a, vis-à-vis du monde extérieur que très peu de conséquences ( à part, peut-être de nourrir ds acariens dont on se passerait bien ... ) . Et si le brûlé n'était qu'une conséquence, sans être cause de quoi que ce soit, c'est-à-dire sans avoir le moindre rôle ? Je n'affirme rien, mais j'attend qu'on me démontre qu'il a un rôle.
Bien ; j'ai apporté pas mal de bémols à tes propos, mais globalement, je trouve que ce sont des propos sensés, qui méritent attention, et réflexion ... n'était-ce pas leur but essentiel ?
Cordialement,
MartinduGard
Ton propos est extrêmement intéressant, même s'il est exprimé en termes que la science ne fait pas siens : L'organisme ( champignon ou autre ) ne prend pas de décisions.
Le terme de "stratégie" est à considérer avec un sens différent de celui qui est généralement admis.
Le mycélium ne jette pas de "bouées de sauvetage" ...
Mais, néanmoins, j'accepte tes expressions un peu anthropomorphiques comme des expressions imagées de comportements observés ou observables.
Maintenant, la FINALITE de tout être vivant est la reproduction. Cette reproduction peut s'effectuer de différentes façons, c'est-à-dire principalement de façon végétative ( marcottage, rhizomes, bouturage, mycélium en expansion .... etc ... ) ou de façon sexuée : quelle est la particularité de cette dernière ? c'est qu"elle et elle seule assure un brassage génétique : un certain renouvellement et une variabilité du génotype des individus dans l'espèce, ce qui est un facteur favorable à la perpétuation de l'espèce : c'est ce brassage-renouvellement génétique qui assure la biodiversité au sein même de la même espèce : c'est favorable.
D'autre part, pourquoi faudrait-il absolument que le brûlé ait un rôle ? je ne dis pas qu'il n'en a pas, mais j'observe que la desquamation de ma peau, à part le renouvellement de mes cellules épithéliales, n'a, vis-à-vis du monde extérieur que très peu de conséquences ( à part, peut-être de nourrir ds acariens dont on se passerait bien ... ) . Et si le brûlé n'était qu'une conséquence, sans être cause de quoi que ce soit, c'est-à-dire sans avoir le moindre rôle ? Je n'affirme rien, mais j'attend qu'on me démontre qu'il a un rôle.
Bien ; j'ai apporté pas mal de bémols à tes propos, mais globalement, je trouve que ce sont des propos sensés, qui méritent attention, et réflexion ... n'était-ce pas leur but essentiel ?
Cordialement,
MartinduGard
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Pour qu'un champignon fructifie il faut: un sol bien aéré avec un taux d'humidité favorable (ni trop, ni trop peu) et une température douce.
Suivant l'optimisation de ces trois facteurs on a des fructifications plus ou moins importantes, voire nulles si une des conditions n'est pas remplie.
Quand ces facteurs favorables se succèdent dans le temps on peut avoir plusieurs fructifications successives.
Donc quand ces conditions sont remplies le champignon envoie un signal à l'arbre pour qu'il déclenche des phénomènes chimiques et hormonaux propres à accompagner et faciliter la fructification.
Dans le cas de la truffe, je pense que l'arbre à la suite de ce signal va augmenter considérablement l'acidité de la rhizosphère du chevelu racinaire.
Cette augmentation de l'acidité va dissoudre du calcaire et augmenter sensiblement le taux de calcaire actif dans la zone ou se trouve un important chevelu racinaire.
Conséquence: les plantes présentes dans cette partie de sol subissent une importante chlorose qui se traduit par des jaunissements ou des rougissements de leurs parties aériennes avec arrêt de croissance et dépérissement.
C'est le brûlé qui se manifeste avec l'élimination des concurrents potentiels de la truffe!
Seules quelques espèces comme le sédum ou la fétuque survivent à ce phénomène quand il est très actif.
De la même manière les champignons potentiellement concurrents n'ont plus un milieu favorable par excès de calcaire actif et laissent de ce fait le champ libre à la truffe.
Dans le même temps on voit le sol blanchir en surface du brûlé. (par une remontée du calcaire dissout?)
L'arbre lui n'est pas concerné par cette augmentation du calcaire libre car il est alimenté par le champignon qui sert de régulateur.
Si l'arbre a commencé son travail d'acidification et qu'interviennent à ce moment des pluies abondantes, cette acidité est diluée et on a un phénomène de brûlé moins marqué.
Rôle du trufficulteur dans l'amélioration de ce système:
Taille aérienne de l'arbre:
En maintenant une hauteur inférieure à 2 m l'arbre n'a pas besoin d'un encrage au sol important pour assurer sa stabilité, ce qui diminue l'allongement des racines traçantes et maintien les nouvelles pousses en particulier du chevelu dans un faible diamètre autour du tronc.
En pinçant les jeunes pousses et en multipliant les bourgeons axillaires on augmente la production d'auxines qui vont à leur tour augmenter le développement du chevelu racinaire.
Travail du sol:
Il permet une taille du chevelu racinaire et libère de ce fait une zone d'extension verticale (dans les 20 cm superficiels) au détriment d'une progression horizontale.
De plus ce travail permet - un décompactage et une aération dans la zone de fructification.
- une régulation de la température dans cette zone (propriétés isolantes de l'air emprisonné)
- un meilleur stockage de l'eau de même qu'un ressuyage plus rapide (l'excès d'eau étant aussi néfaste que le manque)
Arrosage:
Il permet de compenser les déficits climatiques tant à la phase d'induction de la fructification que pour la survie et ensuite le grossissement des truffettes.
Certainement que de nombreux autres facteurs propres à l'arbre et à la truffe interviennent dans cette fructification.
Malgré de nombreuses heures d'observations et d'interrogations, c'est le seul schéma que j'ai imaginé pour ma part.
Suivant la nature du sol, les conditions climatiques,le travail du trufficulteur pour densifier et maintenir le chevelu racinaire dans une zone précise on obtient des manifestations de brûlés qui peuvent être très variables et plus ou moins favorables à la fructification de la truffe.
Alain
Suivant l'optimisation de ces trois facteurs on a des fructifications plus ou moins importantes, voire nulles si une des conditions n'est pas remplie.
Quand ces facteurs favorables se succèdent dans le temps on peut avoir plusieurs fructifications successives.
Donc quand ces conditions sont remplies le champignon envoie un signal à l'arbre pour qu'il déclenche des phénomènes chimiques et hormonaux propres à accompagner et faciliter la fructification.
Dans le cas de la truffe, je pense que l'arbre à la suite de ce signal va augmenter considérablement l'acidité de la rhizosphère du chevelu racinaire.
Cette augmentation de l'acidité va dissoudre du calcaire et augmenter sensiblement le taux de calcaire actif dans la zone ou se trouve un important chevelu racinaire.
Conséquence: les plantes présentes dans cette partie de sol subissent une importante chlorose qui se traduit par des jaunissements ou des rougissements de leurs parties aériennes avec arrêt de croissance et dépérissement.
C'est le brûlé qui se manifeste avec l'élimination des concurrents potentiels de la truffe!
Seules quelques espèces comme le sédum ou la fétuque survivent à ce phénomène quand il est très actif.
De la même manière les champignons potentiellement concurrents n'ont plus un milieu favorable par excès de calcaire actif et laissent de ce fait le champ libre à la truffe.
Dans le même temps on voit le sol blanchir en surface du brûlé. (par une remontée du calcaire dissout?)
L'arbre lui n'est pas concerné par cette augmentation du calcaire libre car il est alimenté par le champignon qui sert de régulateur.
Si l'arbre a commencé son travail d'acidification et qu'interviennent à ce moment des pluies abondantes, cette acidité est diluée et on a un phénomène de brûlé moins marqué.
Rôle du trufficulteur dans l'amélioration de ce système:
Taille aérienne de l'arbre:
En maintenant une hauteur inférieure à 2 m l'arbre n'a pas besoin d'un encrage au sol important pour assurer sa stabilité, ce qui diminue l'allongement des racines traçantes et maintien les nouvelles pousses en particulier du chevelu dans un faible diamètre autour du tronc.
En pinçant les jeunes pousses et en multipliant les bourgeons axillaires on augmente la production d'auxines qui vont à leur tour augmenter le développement du chevelu racinaire.
Travail du sol:
Il permet une taille du chevelu racinaire et libère de ce fait une zone d'extension verticale (dans les 20 cm superficiels) au détriment d'une progression horizontale.
De plus ce travail permet - un décompactage et une aération dans la zone de fructification.
- une régulation de la température dans cette zone (propriétés isolantes de l'air emprisonné)
- un meilleur stockage de l'eau de même qu'un ressuyage plus rapide (l'excès d'eau étant aussi néfaste que le manque)
Arrosage:
Il permet de compenser les déficits climatiques tant à la phase d'induction de la fructification que pour la survie et ensuite le grossissement des truffettes.
Certainement que de nombreux autres facteurs propres à l'arbre et à la truffe interviennent dans cette fructification.
Malgré de nombreuses heures d'observations et d'interrogations, c'est le seul schéma que j'ai imaginé pour ma part.
Suivant la nature du sol, les conditions climatiques,le travail du trufficulteur pour densifier et maintenir le chevelu racinaire dans une zone précise on obtient des manifestations de brûlés qui peuvent être très variables et plus ou moins favorables à la fructification de la truffe.
Alain
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Très bonne réflexion tuber11 ...
- jeanmidu24
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
Oui chapeau bas!
Il me tarde de voir les commentaires avertis de joel et galis.......Mais ça tient la route.
jean-mi,
Il me tarde de voir les commentaires avertis de joel et galis.......Mais ça tient la route.
jean-mi,
Jeanmi,
Re: À la recherche du père de nos truffes.
pour moi aussi c'est très cohérent .
bravo
stéph
bravo
stéph
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galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
bravo jean belle théorie .
un détail quand meme la nature est économe et opportuniste .tu oublie que la truffe vie avec l arbre depuis des millénaires ce qui lui a permis d élaborer une stratégie parfaite .rien n est fait au hasard
toute ta pyramide par du fait que la truffe est la bouée de sauvetage de l espece mais si tu modifie ce seul facteur tout s effondre donc ne fait pas comme toujours , construit ta pyramide avec les briques que tu maitrises .
c est dommage quand meme car tu as posé de nombreuses briques mais pas a la bonne place . jerome
un détail quand meme la nature est économe et opportuniste .tu oublie que la truffe vie avec l arbre depuis des millénaires ce qui lui a permis d élaborer une stratégie parfaite .rien n est fait au hasard
toute ta pyramide par du fait que la truffe est la bouée de sauvetage de l espece mais si tu modifie ce seul facteur tout s effondre donc ne fait pas comme toujours , construit ta pyramide avec les briques que tu maitrises .
c est dommage quand meme car tu as posé de nombreuses briques mais pas a la bonne place . jerome
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galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
ta premiere partie est tres interressante alain meme si ce que tu decris est la cause d un autre phénoméne , je n y avait pas pensé .il te faut vraiment lire le livre de macheix .jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonsoir,
D'accord avec Galistruffe: la nature est économe en énergie: le mycélium, accompagné de micro-organismes et de cellules spécialisées a pris son temps depuis des millénaires;
Le fonctionnement proposé me paraît en consommé beaucoup!
L'acidité créée, est je pense propice à l'assimilation du fer, bloqué par le calcaire; élément important de défenses;
Voilà mon avis.JJR24
D'accord avec Galistruffe: la nature est économe en énergie: le mycélium, accompagné de micro-organismes et de cellules spécialisées a pris son temps depuis des millénaires;
Le fonctionnement proposé me paraît en consommé beaucoup!
L'acidité créée, est je pense propice à l'assimilation du fer, bloqué par le calcaire; élément important de défenses;
Voilà mon avis.JJR24
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Bonsoir Jérôme,
Je vais donc commander ce livre.
Encore des heures de nouvelles interrogations en perspective !
Alain
Je vais donc commander ce livre.
Encore des heures de nouvelles interrogations en perspective !
Alain