melano a écrit : 21 déc. 2019 18:21
1) c'est du boulot pour travailler
2) cela oblige à arroser plus souvent et à être très vigilant sur le dessèchement du sol.
3) en travaillant il ne faut pas faire plus de mal que de bien.
Car il y a travail du sol et travail du sol. Il n'y a pas de mauvais outils, il faut juste choisir son outil en fonction du but recherché. Mais attention à respecter les racines. C'est très important. Quand on voit les dents d'un outil bourrées par les racines des arbres, il ne faut pas être devin pour voir qu'on a fait un choix risqué.
Fred
En effet.
Il faut aussi avoir un bon point de vue sur la situation de départ pour pouvoir juger de l'évolution dans le temps et une bonne connaissance de ce qu'il y a dessous car ça peut avoir de grandes conséquences sur le travail en surface…
je m'explique… j'ai un terrain très sableux… 60% de sables fins et grossiers à l'analyse Et cette proportion de sable de diminue pas en profondeur… mais dessous plus ou moins profond j'ai une dalle de grès calcaire, plus ou moins massive… ça agit comme une éponge et garde en réserve de grandes quantités d'eau, de sorte que ce sol ne sèche vraiment jamais … une bénédiction me direz-vous … vous jugerez plus tard… quoi qu'il en soit avec une telle proportion de sable en surface, inutile de vous dire qu'en été ça sèche dur, en tous cas dans les 10 premiers centimètres… alors avec l'arrivée de la production et deux premières années décevantes en qualité, j'ai d'abord pris le parti de faire descendre la production … rien de plus simple… un travail plus profond et surtout un ensemencement plus profond et le tour est joué… avec deux ans de décalage je récolte des truffes plus profondes ..; c'est bien … Sauf qu'un sol qui garde l'eau l'été la garde aussi l'hiver et avec des années comme les deux qu'on a passé c'est pas bien terrible dans ces conditions d'avoir les truffes à 20 cm parce qu'elles baignent à la moindre pluie un peu soutenue… du coup il me faut faire le chemin inverse, laisser remonter les racines et surtout ensemencer en surface… et pour protéger les truffes il faudra agir sur d'autres leviers que la profondeur du sol et adapter le travail, les outils et l'intensité du travail…
Oui c'est complexe. Il faut jouer sur plusieurs leviers. Mais dans ce cas précis on en arrive effectivement à la conclusion que le travail du sol est à mettre en oeuvre avec parcimonie.
Nous avons a priori tous les deux le même soucis, les truffes profonde sont très mal aussi chez moi , il faut faire remonter la production, mais il va falloir surement comme tu confirme adapter le travail du sol.
Ne rien faire dans l'argile n'est surement pas la solution.
Cette année nous oblige à revoir et corriger nos pratiques culturales.
Mais quand tu vois que tu as galéré toute l'année pour produire raisonnablement et que finalement ta récolte est très réduite, et au marché tu vois des gars avec des pleins paniers, sans rien faire sa fout les boules.
Il est évident que leurs terrains n'a pas la même texture, maintenant il faut tout analyser ?..........
a+jean claude
bonjour,
on a une année exceptionnelle en pluvio d automne, est ce que l exception deviendra la regle ?
ici, depuis des années, les gars qui plantent de la pomme tardive ce font du fric a gogo et quand la cueillette se termine, c etait tellement facile avec les automnes sec qu ils ont continué a planter .
cette année, c etait la plate forme posé dans les ornieres ou dans les arbres, un tracteur qui tire la plate forme, le tout qui se pose et tiré par un troisieme outil, des ornieres de partout, des ouvriers degouttés,des chantiers qui avancent pas, et surtout 25 % de pommes fendus ou pas colorées non recoltées, et surement au final, des dechets proche de 40 % du total de recolte suivant les cas ou variétées .
qui devine gagne .
trufou
Je rentre de caver chez un voisin qui ne fait rien à part tondre.
Des truffes comme d'hab en fond de combe en bordure de ruisseau sous la mousse. Noires et odorantes mais cabornues et défoncées par les déprédateurs (4 % des arbres qui donnent).
Dans le haut de cette parcelle : des couilles de chat rances.
Sur une autre parcelle en plateau : de la grise et de la boisée. (20 % des arbres qui brûlent).
Donc oui, sans rien faire on peut avoir des truffes, mais sur quel pourcentage d'arbres et de quelle qualité ?
Je voulais pas vous le dire, si j'ai des truffes cette année, c'est sur 40 arbres que je n'ai ni travaillés ni arrosés jamais.
Ce secret était trop lourd à porter. Maintenant vous savez.
Fred.
Bonjour Fred.
Quelques interrogations.
tu dis récolté des truffes sur des arbres pas travaillés et pas arrosés, cela est-il volontaire ou un manque de temps.
Sans travail du sol seulement cette année ou depuis la plantation ?...........
et d'un autre coté tu as perdu les truffes par manque arrosage, peut-être pas le même terrain, mais d'un autre coté elles ont résisté sans eau pendant au minimum 40 jours sans eau, cela interpelle ?.......
Bien sûr que sans rien faire cette année chez nous les chances de caver sont maigres. 40 mm du 20 juin au 20 septembre soit durant 3 mois, deux canicules à plus de 40 degrés et pour finir plus de 300 mm cet automne.
Qu'est ce que tu veux que ça fasse ? Rien.
La truffe reste 9 mois sous terre. Tout accident climatique durant cette période et tu perds ta récolte. C'est pas si simple que ça d'avoir des truffes sinon ça vaudrait pas plus cher que des pommes de terre.
On peut tout perdre en une seule journée. Tu fais tout bien, tu te crèves à travailler, à arroser mais tu le fais un jour trop tard et c'est mort. Tu prends deux jours de canicule ==> c'est flambé. Tu prends deux jours où t'es truffes baignent dans l'eau ==> c'est pourri.
On n'y es absolument pour rien. C'est la dure loi des productions agricoles. On dépend de la météo.
Jean Claude, Fred fait de l'ironie en disant qu'il a récolter sur 40 arbres non travailler et ni arroser. Tu vois tu le crois.
A tu vu la plantation du gars qui sort des truffes magnifique sans travail ?
Connais tu la pluviométrie réel de sa parcelle cet été ?
Connais tu l'exposition de sa parcelle.?
Je vais te dire mon avis.
Ton gars il te raconte ce qu'il veut et tu le crois mais c'est tout sauf la réalité. Il est impossible de faire de la truffe avec la climatologie de cet année sans prendre 20 mm tout les 10 jours par la canicule qu'il a fait.
Même avec 2 arrosage de 30 mm elles ont pas tenu chez les trufficulteurs du coins.
En tout cas ce mec vous endors.
A +Stef
Mes collègues en Charente et non irriguer ni travailler en sorte et pas mal. Même du périgourdin avec juste passage de herse rotative et non arroser ils en sortent mais Périgord Vert. Comme quoi quand le sol est top naturellement en mode semoule sur roche mère calcaire ça. Crache et les mains dans les poches. Malheureusement c pas le cas chez moi. Faut passer le bigot ou le Staub et les résultats sont là comparer a des même types de sol non travailler. Chaque cas est un cas et faut s'adapter a son sol et sentir la bonne méthode en fonction de pleins de paramètres, et c ce qui a mon gout est intéressant en trufficulture
Maxime tu l'explique comment tout ça alors.?
Moi je revoit juste une chose, cet été les salves d'orages qui remonter du bordelais et qui s'écraser sur les Charentes.
Après y a ceux qui été dessous et les autres, tout en sachant qu'il vaut mieux prendre 15 mm de pluie que 25 mm d'irrigation.
J'arrête ici, on tourne en rond
A+
L'explication est simple y'a Périgord Vert = humide et Périgord noir= sec. A mon Avis avec les réchauffement climatique notre climat serra plus favorable ai ssi que les terres calcaire jusqu'à tour et en dessous de Périgueux sa serra compliquer