La fin d'un mythe
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Re: La fin d'un mythe
Olive produire à 15ans avec une production qui dure plus longtemps je ne sais pas où ca se trouve. En truffières plantées où les systèmes se rentrent les uns dans les autres dès la 10e année si on ne fait rien, je ne donne pas longue vie à la production.
L'intérêt des méthodes actuelles visant à produire plus tôt (pas forcément plus longtemps même si c'est peut être possible mais je ne l'ai pas encore connu) c'est de pouvoir avancer ses décisions dans le temps et même de pouvoir en prendre. Rien que ca, ca change tout.
Planter, récolter de 6 à 12ans, arracher et replanter dès la 6e année ce qui est mal parti , dès la 12e ceux qui déclinent , c'est un cycle qui me plait et qui donne vie à la truffière.
Seb
L'intérêt des méthodes actuelles visant à produire plus tôt (pas forcément plus longtemps même si c'est peut être possible mais je ne l'ai pas encore connu) c'est de pouvoir avancer ses décisions dans le temps et même de pouvoir en prendre. Rien que ca, ca change tout.
Planter, récolter de 6 à 12ans, arracher et replanter dès la 6e année ce qui est mal parti , dès la 12e ceux qui déclinent , c'est un cycle qui me plait et qui donne vie à la truffière.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
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Jcrtruffe
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Re: La fin d'un mythe
Bonjour à tous
Très intéressant ce débat.
Tuber01 ton approche peut s'envisager mais seulement avec un travail Manuel non mécanisé.
Il sera toujours compliqué de traiter sur la ligne de plantation des arbres de 10 à 12 ans avec leurs brûlés à respecter et des jeunes arbres ou les interventions sont différentes et plus fréquentes.
Pour faire plus simple et à condition d'avoir encore du foncier il vaut mieux différer ses plantations.
Pour ma part , j'ai stoppé toute nouvelle plantation jusqu'à que celles réalisées en 2012 entre en production et même sur celles la j'ai une parcelle où je ne pratique pas la méthode intégrée .
Cela va me servir de comparaison et d'expérience comme nous le rappelle souvent Joel .
Je suis de votre avis pour viser 2 objectifs à savoir : produire tôt et produire sur 15 à 20 ans
Peut être pas avec les mêmes arbres ?
Cdlt. Jcr
Très intéressant ce débat.
Tuber01 ton approche peut s'envisager mais seulement avec un travail Manuel non mécanisé.
Il sera toujours compliqué de traiter sur la ligne de plantation des arbres de 10 à 12 ans avec leurs brûlés à respecter et des jeunes arbres ou les interventions sont différentes et plus fréquentes.
Pour faire plus simple et à condition d'avoir encore du foncier il vaut mieux différer ses plantations.
Pour ma part , j'ai stoppé toute nouvelle plantation jusqu'à que celles réalisées en 2012 entre en production et même sur celles la j'ai une parcelle où je ne pratique pas la méthode intégrée .
Cela va me servir de comparaison et d'expérience comme nous le rappelle souvent Joel .
Je suis de votre avis pour viser 2 objectifs à savoir : produire tôt et produire sur 15 à 20 ans
Peut être pas avec les mêmes arbres ?
Cdlt. Jcr
Si tes résultats ne sont pas à la hauteur de tes espérances dis toi que le grand chêne aussi, un jour a été un gland.
Re: La fin d'un mythe
Seb, encore une fois c'est une question de point de vue et quand je dis rien faire c'est une image... il y a quand même un minimum de travail à fournir mais je considère que c'est acquis pour tout le monde.... mais entre tondre et mettre un coup de griffon une fois quand la lune trébuche et mettre en œuvre une méthode intégrée dans sa globalité il y a là deux approches qui ne répondent pas aux mêmes objectifs et qui n'on pas les mêmes conséquences sur le long terme ... mais j'ai en tête quelques exemples de truffières conduites à minima, qui se sont révélées sur le tard et qui à la faveur d'un minimum de travail donnent aujourd'hui satisfaction à leurs propriétaires.
Olive
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"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer."
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Re: La fin d'un mythe
Chaque année mi octobre - novembre, après les travaux de l'année et en attendant le début de la saison , je remarque que la période est propice à des débats intéressants et animés 
Je retiens de la démonstration de Joel que M. Rousseau avait des producteurs sur 5ans environ avec des vagues d'entrée en production régulière (et des vagues de sortie également).
Déjà à cette époque sur une parcelle nouvellement cultivée pour le champignon ils ne savaient à priori pas faire mieux que nous aujourd'hui, c'est là où le "mythe" tombe.
Par contre, les quantités en naturel explosaient par rapport à aujourd'hui (j'ai l'exemple de ma région avec de très gros marchés et aucune plantation) et c'est ca qui faisait la différence sur les "quantités produites" par rapport à aujourd'hui...
Seb
Je retiens de la démonstration de Joel que M. Rousseau avait des producteurs sur 5ans environ avec des vagues d'entrée en production régulière (et des vagues de sortie également).
Déjà à cette époque sur une parcelle nouvellement cultivée pour le champignon ils ne savaient à priori pas faire mieux que nous aujourd'hui, c'est là où le "mythe" tombe.
Par contre, les quantités en naturel explosaient par rapport à aujourd'hui (j'ai l'exemple de ma région avec de très gros marchés et aucune plantation) et c'est ca qui faisait la différence sur les "quantités produites" par rapport à aujourd'hui...
Seb
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jacques 37
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Re: La fin d'un mythe
Oui Seb, je partage bien ton analyse. Ce qui fait la grande différence avec les comparatifs de l'ensemble des discours que l'on entend de-ci de-là, c'est en effet le rapport avec la production qui provenait des milieux naturels.tuber01 a écrit : Par contre, les quantités en naturel explosaient par rapport à aujourd'hui (j'ai l'exemple de ma région avec de très gros marchés et aucune plantation) et c'est ca qui faisait la différence sur les "quantités produites" par rapport à aujourd'hui...
Seb
Et nous n'expliquons toujours pas, de façon rationnel, ces pertes de productions ...
Jacques 37
Re: La fin d'un mythe
Oui d'accord seb, je ne conteste pas l'idée selon laquelle à l'époque ils étaient pas meilleurs que nous aujourd'hui... à vrai dire je n'en sais rien, je n'y étais pas et contrairement à Joël je n'ai aucune donnée de production et/ou climatique sur lesquelles m'appuyer pour échafauder un raisonnement cohérent... cela étant dit j'ai trois exemples sur lesquels je m'appuie : le premier est une truffière naturelle, non entretenue mais exploitée (en terme de récolte) qui produit depuis plus de 30 ans et sur laquelle de nouvelles places sont en train de s'ouvrir.... la deuxième est l'expérience faite par un trufficulteur dont je tairais le nom qui a commencé à produire à 5 ans et qui a aujourd'hui 13 ans et ne semble pas vouloir baisser en intensité, bien au contraire, sachant qu'elle n'a rien à envier en terme de volumes aux meilleures plantations du Sud-Est et la troisième conduite de façon traditionnelle et qui à plus de 15 ans se met à monter en puissance par le simple fait de travailler le sol.... j'essaye de synthétiser tout ce que je peux tirer de ces trois expériences bien différentes et c'est pas simple mais dans les trois cas il n'y a que quelques éléments qui reviennent de façon systématique : travail du sol, spores et taille.... vous noterez que je n'ai pas mis l'eau car sur deux des trois modalités, l'arrosage n'est pas pratiqué ... évidemment il faut rapprocher ça des conditions pédoclimatiques que je connais à peu près... quoiqu'il en soit ces trois truffières concilient aujourd'hui un certain niveau de production et une certaine longévité.
Olive
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Re: La fin d'un mythe
Salut,
il ne faut pas s'appuyer que sur trois exemples qui peuvent être des exceptions.
Il faut prendre un lot bien plus importants de données et les analyser.
La règle générale en Périgord c'est plantation, 15 % des arbres se mettent à brûler et au final ça donne 3 kilos hectare les bonnes années.
Il y a des exceptions à cette règle avec des gens qui ne font rien ou brumale direct et quelques gars qui font du 60 kilos.
En naturel, la règle c'est que sur un million de chênes, il y en a 10 qui donnent mélano. 9 produisent sur une durée comprise entre 3 et 5 ans puis le milieu se ferme et un sur dix, situé sur un bord de pré donne 50 ans voir plus si affinité. mais on parle la d'une exception : un arbre sur un million.
Fred
il ne faut pas s'appuyer que sur trois exemples qui peuvent être des exceptions.
Il faut prendre un lot bien plus importants de données et les analyser.
La règle générale en Périgord c'est plantation, 15 % des arbres se mettent à brûler et au final ça donne 3 kilos hectare les bonnes années.
Il y a des exceptions à cette règle avec des gens qui ne font rien ou brumale direct et quelques gars qui font du 60 kilos.
En naturel, la règle c'est que sur un million de chênes, il y en a 10 qui donnent mélano. 9 produisent sur une durée comprise entre 3 et 5 ans puis le milieu se ferme et un sur dix, situé sur un bord de pré donne 50 ans voir plus si affinité. mais on parle la d'une exception : un arbre sur un million.
Fred
Re: La fin d'un mythe
Bien sûr Fred. Je sais que pour toi qui est un inconditionnel de la démarche scientifique, un panel de trois truffières n'est pas suffisant pour montrer quelque chose de façon irréfutable... mais ma démarche à moi se base sur ce que je vois et rien d'autre, vu que de toute façon, même les fondements des études scientifiques actuelles semblent contestables .... De fait, je pars du principe que si je l'observe c'est que c'est possible et donc par conséquent c'est à moi à trouver la méthode qui me permettra d'arriver chez moi à un résultat similaire... mais le fait de savoir que ça existe est déjà un peu rassurant non ?
Olive
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Re: La fin d'un mythe
Oui, c'est rassurant, comme de savoir qu'il y a des gens qui vivent jusqu'à 115 ans...
Fred
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Re: La fin d'un mythe
Bonsoirjacques 37 a écrit :Oui Seb, je partage bien ton analyse. Ce qui fait la grande différence avec les comparatifs de l'ensemble des discours que l'on entend de-ci de-là, c'est en effet le rapport avec la production qui provenait des milieux naturels.tuber01 a écrit : Par contre, les quantités en naturel explosaient par rapport à aujourd'hui (j'ai l'exemple de ma région avec de très gros marchés et aucune plantation) et c'est ca qui faisait la différence sur les "quantités produites" par rapport à aujourd'hui...
Seb
Et nous n'expliquons toujours pas, de façon rationnel, ces pertes de productions ...
La perte de production en naturel et très bien expliquer, je t'invite a prendre les premieres photos satellites et de les comparer à aujourd'hui, tu auras la réponse.
Chez nous dans le Lot, c'était le causse aujourd'hui c'est du bois avec tres peut de conquête pour melano.
Stef
Re: La fin d'un mythe
Bonjour à tous,
bon, pour nous trufficulteurs pas de soucis.... que la discussion soit animée, que des idées fusent ne pose pas de problèmes.
Changeons de contexte et placez vous face à un scientifique qui essaie de bosser avec vous.... c'est tout simplement l'enfer, il a toujours été là le problème entre scientifiques et producteurs, il n'y a rien à tirer de suppositions, de choses qu'il est impossible de sortir de leur contexte bien particulier, encore moins d'hypothèses .... le scientifique a besoin de faits de beaucoup de faits et de beaucoup de calme....
Seb me semble être un bon candidat.... mais n'a t il pas une formation de scientifique tout comme moi ?
en tout cas il est pour le moins pragmatique....
JJR, gérer des arbres de 0 à 15 ans sur une même parcelle c'est compliqué, je suis ok avec toi... mais entre 0 et 10 ans, si dès le départ tout a été prévu pour ça, passages d'outils, zones de production et croissance des arbres contenue, alors il est possible de faire beaucoup de chose durant cette période.
J'ai dit un an de repos tous les 3 ou 4 ans, j'ai dit ça et je n'ai rien dit..... c'était juste pour illustrer à quoi pourrait ressembler la gestion future d'une truffière et comment ça va à l'encontre de ce que nous ferions naturellement. C'est clair, on a pas envie de perdre une année de récolte.
Joel
bon, pour nous trufficulteurs pas de soucis.... que la discussion soit animée, que des idées fusent ne pose pas de problèmes.
Changeons de contexte et placez vous face à un scientifique qui essaie de bosser avec vous.... c'est tout simplement l'enfer, il a toujours été là le problème entre scientifiques et producteurs, il n'y a rien à tirer de suppositions, de choses qu'il est impossible de sortir de leur contexte bien particulier, encore moins d'hypothèses .... le scientifique a besoin de faits de beaucoup de faits et de beaucoup de calme....
Seb me semble être un bon candidat.... mais n'a t il pas une formation de scientifique tout comme moi ?
en tout cas il est pour le moins pragmatique....
JJR, gérer des arbres de 0 à 15 ans sur une même parcelle c'est compliqué, je suis ok avec toi... mais entre 0 et 10 ans, si dès le départ tout a été prévu pour ça, passages d'outils, zones de production et croissance des arbres contenue, alors il est possible de faire beaucoup de chose durant cette période.
J'ai dit un an de repos tous les 3 ou 4 ans, j'ai dit ça et je n'ai rien dit..... c'était juste pour illustrer à quoi pourrait ressembler la gestion future d'une truffière et comment ça va à l'encontre de ce que nous ferions naturellement. C'est clair, on a pas envie de perdre une année de récolte.
Joel
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bion
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Re: La fin d'un mythe
Bonjour,
Si le fait de ne pas arroser une année sur 3 ou 4 permet de pérenniser la truffière, l'on peut s'organiser pour lisser la production.
On n'est pas obligé de traiter de la même manière toutes les parcelles ou tous les arbres d'une parcelle.
L'on peut très bien ne pas arroser qu'un quart ou un tiers des arbres une année.
La corvée d'arrosage s'en trouvera réduite d'autant.
Michel.
Si le fait de ne pas arroser une année sur 3 ou 4 permet de pérenniser la truffière, l'on peut s'organiser pour lisser la production.
On n'est pas obligé de traiter de la même manière toutes les parcelles ou tous les arbres d'une parcelle.
L'on peut très bien ne pas arroser qu'un quart ou un tiers des arbres une année.
La corvée d'arrosage s'en trouvera réduite d'autant.
Michel.
Re: La fin d'un mythe
Bonjour,
Ok! nous sommes bien dans le vif du sujet
Perso, je suis de même avis pour le repos: concernant le travail du sol; j'ai fait l'essai chez moi de ne pas travailler le sol 1an/2, ça ne change rien à la production (faible chez moi, il est vrai!);
Ne pas travailler le sol, 2 ans de suite est possible aussi; mais lié aux conditions climatiques: printemps humide/pluvieux/froid... ou pas... Dans ce cas, la terre a besoin de retrouver l'air/sa respiration (du moins chez moi);
(Je n'arrive pas à retrouver le vieux cahier d'un voisin caveur!
la production autour de mon village qui s'appelle: La Négrerie
était relativement importante; principalement chênes de bordures. Quelques plantations existaient (j'en connais une en CV, d'un châtelain; je ne connais pas la production);
JJR24
Ok! nous sommes bien dans le vif du sujet
Perso, je suis de même avis pour le repos: concernant le travail du sol; j'ai fait l'essai chez moi de ne pas travailler le sol 1an/2, ça ne change rien à la production (faible chez moi, il est vrai!);
Ne pas travailler le sol, 2 ans de suite est possible aussi; mais lié aux conditions climatiques: printemps humide/pluvieux/froid... ou pas... Dans ce cas, la terre a besoin de retrouver l'air/sa respiration (du moins chez moi);
(Je n'arrive pas à retrouver le vieux cahier d'un voisin caveur!
JJR24
Re: La fin d'un mythe
Moi je veux bien que l'irrigation finisse à la longue par nuire à la production. Mais bon, ca produirait quoi sans eau?
Sauter une année de temps en temps demande à être essayer. Chez nous malheureusement, pas grand monde n'irrigue. Donc, les plantations sont au régime sec. Et lorsque survient une année pluvieuse et qu'enfin le potentiel des arbres devrait étre décuplé, ben il ne se passe ... rien. Les plantations ne se mettent pas d'un coup à faire du 100 kilos hectare.
Ça reste médiocre.
Pourtant, du sec dans les années précédentes, c'est pas ce qui a manqué l'été. Encore et toujours en trufficulture, il faut regarder le système dans sa globalité mais comme en sciences expérimentales on ne peut faire varier qu'un seul paramètre à la fois, c'est très compliqué de démontrer les choses pour un scientifique. À part en milieu parfaitement contrôlé style en serre géante, impossible d'être rigoureux.
Fred
Sauter une année de temps en temps demande à être essayer. Chez nous malheureusement, pas grand monde n'irrigue. Donc, les plantations sont au régime sec. Et lorsque survient une année pluvieuse et qu'enfin le potentiel des arbres devrait étre décuplé, ben il ne se passe ... rien. Les plantations ne se mettent pas d'un coup à faire du 100 kilos hectare.
Ça reste médiocre.
Pourtant, du sec dans les années précédentes, c'est pas ce qui a manqué l'été. Encore et toujours en trufficulture, il faut regarder le système dans sa globalité mais comme en sciences expérimentales on ne peut faire varier qu'un seul paramètre à la fois, c'est très compliqué de démontrer les choses pour un scientifique. À part en milieu parfaitement contrôlé style en serre géante, impossible d'être rigoureux.
Fred
Re: La fin d'un mythe
Ce qu'il faut commencer à faire c'est déjà tenir à jour une petite base de données sur sa plantation et tout noter (dates interventions, taille, travail sol , pluviométrie, apports, et récoltes)... avec si possible le détail du type d'intervention (type de taille, outil de travail du sol, largeur de travail, ...).
Ca parait bête à dire mais autour de moi je connais peu de trufficulteur qui le font, c'est bien dommage, mais il faut dire que c'est lourd à faire.
Ensuite, il faut faire les bons choix d'expérimentation, ne pas se lancer dans de tas de tests et changer de direction en cours de route... J'ai eu la chance de reprendre par exemple il y a 12ans le suivi d'une truffière expérimentale de 700 arbres déjà plantée (5ans auparavant), mais il y avait un problème au départ sur "cette expérimentation" : 8 sols différents , 8 essences différentes, différents apports ou non, du travail du sol ou non, de la taille ou non => j'avais déjà quasiment autant de cas différents que d'arbres je n'ai rien pu en tirer...
Le trufficulteur est bien le "maitre d'ouvrage" de sa parcelle , mais il doit être conseillé et ne pas se disperser dans des tas de directions au fil du temps et de la mode des techniques nouvelles. Facile à dire mais pas facile à faire
Seb
Ca parait bête à dire mais autour de moi je connais peu de trufficulteur qui le font, c'est bien dommage, mais il faut dire que c'est lourd à faire.
Ensuite, il faut faire les bons choix d'expérimentation, ne pas se lancer dans de tas de tests et changer de direction en cours de route... J'ai eu la chance de reprendre par exemple il y a 12ans le suivi d'une truffière expérimentale de 700 arbres déjà plantée (5ans auparavant), mais il y avait un problème au départ sur "cette expérimentation" : 8 sols différents , 8 essences différentes, différents apports ou non, du travail du sol ou non, de la taille ou non => j'avais déjà quasiment autant de cas différents que d'arbres je n'ai rien pu en tirer...
Le trufficulteur est bien le "maitre d'ouvrage" de sa parcelle , mais il doit être conseillé et ne pas se disperser dans des tas de directions au fil du temps et de la mode des techniques nouvelles. Facile à dire mais pas facile à faire
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou