De la qualité de l'apport sporal ....
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
D'accord avec vous, moi aussi de 1 à 4. Quelques fois 5. Jamais vu 6 chez melano.
Il faut que je relise le livre dès demerson concernant une éventuelle non reproduction à cause du non brassage génétique ou d'une exclusion entre les gènes frères et sœur.
Patrick.
Il faut que je relise le livre dès demerson concernant une éventuelle non reproduction à cause du non brassage génétique ou d'une exclusion entre les gènes frères et sœur.
Patrick.
Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Moi je dirais qu’au départ pas forcément si on a réussi à implanter une souche forte sur la parcelle en revanche tel que je le ressens c’est le manque de spores chronique dans le sol qui génère la baisse de production et c’est l’hybridation sur du moyen terme de différentes souches qui engendre la perte de fertilité. Au départ quand un arbre entre en production c’est que la souche qui a fructifiée est la plus adaptée. C’est pour cela que l’on recommande de laisser les premières récoltes en terre. Mais si par la suite on ensemence avec des truffes d’autre provenance que celle de l’arbre en question et que l’on récolte de façon à ne pas avoir une régénération du stock de spores dans le sol, la première chose que l’on constate c’est une baisse du rendement et ce que je soupçonne c’est qu’à terme on obtient des truffes avec moins de spores par asques (perte de fertilité) mais tout cela bien évidement je vais chercher à le vérifier et le vérifier encore par une multitude d'observations dont je ne manquerais pas de vous faire part.bion a écrit :Il y a donc une différence génétique entre les souches des truffières et les souches naturelles?
Une question pour Monsieur Renlo à présent : lorsque vous dites :
Je voudrais être sûr de bien comprendre : Adaptation de la souche dans un environnement non perturbé par l’homme, ça revient à dire que la meilleure façon de conserver une souche dynamique c’est d’être au plus proche du naturel et donc de récolter avec prudence et de laisser sa truffe à l’arbre…???Après, que les populations où les asques à 5-6 spores sont fréquents soient plus dynamiques que les autres, pourquoi pas... mais je préfère retenir une adaptation certaine à des conditions pédo-climatiques locales par évolution et sélection naturelle non perturbées par anthropisation
D'avance merci
Olive
"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer."
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Et si on faisait fausse route. Si c'était l'inverse.
Patrick
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bion
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Je pense aussi qu'il vaut mieux varier les apports, cela enrichit le patrimoine génétique; la truffe a une reproduction sexuée, l'avantage de celle-ci est de favoriser le mélange des gènes.
Bien sur, une part d'apport local ne peut être que bénéfique, puisque les gènes présents ont fait la preuve qu'ils étaient capables de se reproduire.
Michel.
Bien sur, une part d'apport local ne peut être que bénéfique, puisque les gènes présents ont fait la preuve qu'ils étaient capables de se reproduire.
Michel.
Re: De la qualité de l'apport sporal ....
mon outil de travail du sol ( voir post travail du sol ) est un vibro amelioré, il fait une dizaine de bandes par passage, et les truffes alignées apparaissent sur les deux bandes ou le melange sporé coule, c est incontestable , mais sous un faible pourcentage d arbre au milieu des autres, ca par contre c est un mystere.OLIVE81 a écrit :Bonjour à tous
Voilà une observation intéressante et qui tend à montrer l'utilité des spores ! As tu fait des témoins ?? C'est à dire des tranchées sans spores ??? Car ça pourrait nous aider à confirmer ou pas si ce sont bien les spores qui font les truffes .....trufou a écrit :moi c est encore plus flagrant cette année, elles sont en ligne une derriere l autre, sous la ligne d apport de spores trufou
Olive
trufou
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galistruffe
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
pancho le cade est endomyco et pas ecto .jerome
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truffadoux
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
on est peut être en passe de faire tous une belle connerie en brassant les gènes de nos truffes en espérant avoir la bonne combinaison .
je me demande si on fait pas fausse route , mais après tous c est peut être un mal pour un bien....
fabrice
je me demande si on fait pas fausse route , mais après tous c est peut être un mal pour un bien....
fabrice
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galistruffe
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
gilou c est un mythe la production des année 1900.sans conserverie , sans frigo , sans export, 200 tonnes auraient déjà été quasi impossible a avaler en provence .
fabrice demande aux australiens .jerome
fabrice demande aux australiens .jerome
Re: De la qualité de l'apport sporal ....
bonjour,
jerome, qu est ce qu ils ont les australiens avec leur truffesb?
trufou
jerome, qu est ce qu ils ont les australiens avec leur truffesb?
trufou
Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Bonjour,gilou 250 a écrit :dans les annees 1900 au temps du docteur pradel la production se comptait par tonnes et il n'y avait pas de brassage de truffes de diverses regions, les plants se faisaient avec des truffes locales et celles ci etaient perennes.
pour la production je ne sais pas mais il se dit bien qu'au début du siècle dernier elle était effectivement bien plus importante qu'aujourd'hui.... maintenant parlait-on uniquement de mélano ?? .... pas sûr.... pour autant la deuxième partie du message me permet de faire le lien avec le document de synthèse des travaux de Selosse, Richard, Sauve et Taschen sur l’évolution des truffières naturelles ?? A la page 35 le diagramme montre une consanguinité plus importante en truffières naturelles. A priori dit comme ça, ça semble plutôt négatif, sauf que dans le cas de la truffe il semble que la reproduction se fasse entre individus génétiquement proches. Et ça montre en plus que les brassages sont nettement moins important en truffières spontanées pourquoi ? Parce que la truffe naît, évolue, et se reproduit au pied de son arbre.... j'ai bien conscience qu'une truffière naturelle et une plantation ne répondent pas aux mêmes exigences mais je suis convaincu qu'il ne faut pas fermer les yeux sur le processus de reproduction en truffières naturelles. Ce n'est pas incompatible, pour moi, avec le travail du trufficulteur qui doit intervenir sur le milieu pour le garder apte à maintenir mélano le plus longtemps possible ; mais il doit le faire en compatibilité avec le processus naturel. Planter et ensemencer de jeunes arbres avant l'entrée en production avec des truffes d'origines différentes c'est une chose ... poursuivre ces pratiques après l'entrée en production alors qu'une souche a supplantée les autre et a fructifié, c'est contre nature ... c'est tout ce que je dis.
Olive
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Non Jérôme, c'est pas un mythe! et l'export était déjà très développée, avec des envois dans le monde entier, en frais ou en conserve et aussi des achats dans l'Europe entière mais surtout l'Italie et un peu l'Espagne...
Pour ceux que l'histoire intéresse, je vous recommande vivement de lire "les hommes de la truffe couraient le monde" de Jean-Jacques Mayssonnier. Ce n'est pas un roman, c'est richement documenté, à partir de livres de comptes et de correspondances d'entreprise.
Renlo
Pour ceux que l'histoire intéresse, je vous recommande vivement de lire "les hommes de la truffe couraient le monde" de Jean-Jacques Mayssonnier. Ce n'est pas un roman, c'est richement documenté, à partir de livres de comptes et de correspondances d'entreprise.
Renlo
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bion
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Bonjour,
Par le travail du sol, on limite la propagation des racines et du mycélium, ceux qui ramassent les truffes et les réintroduisent en fin de saison diminuent la propagation à partir des vers par leurs prédateurs (oiseaux, petits mammifères.....), les truffières sont de plus en plus protégées des sangliers.
N'oublions pas que même si les genets "femelles" ont un renouvellement moins importants que les genêts "mâles", ils peuvent changer aussi.....
Un "père" ayant prouvé son efficacité avec une "mère" en produisant une truffe une année ne sera peut être pas compatible plus tard si la "mère" n'est plus la même.
Michel.
En naturel, le brassage existe aussi, les vecteurs étant la propagation du mycélium, et des spores par les insectes (mouches, liodes...), les animaux (sangliers, écureuils.......).OLIVE81 a écrit : poursuivre ces pratiques après l'entrée en production alors qu'une souche a supplantée les autre et a fructifié, c'est contre nature
Par le travail du sol, on limite la propagation des racines et du mycélium, ceux qui ramassent les truffes et les réintroduisent en fin de saison diminuent la propagation à partir des vers par leurs prédateurs (oiseaux, petits mammifères.....), les truffières sont de plus en plus protégées des sangliers.
N'oublions pas que même si les genets "femelles" ont un renouvellement moins importants que les genêts "mâles", ils peuvent changer aussi.....
Un "père" ayant prouvé son efficacité avec une "mère" en produisant une truffe une année ne sera peut être pas compatible plus tard si la "mère" n'est plus la même.
Michel.
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truffadoux
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Un brassage a ete fait par les anciens alternant culture de la vigne sur d ancienne truffiere puis retour en truffiere naturel et au fil des generations le champignon se propage donnant ce que l on connait encore sous le nom de truffiere sauvage...
A noter ceci a pu etre d autres culture que la vigne....
Fabrice
A noter ceci a pu etre d autres culture que la vigne....
Fabrice
Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Michel soyons réalistes en plantation le brassage existe mais dans le Tarn les insectes ne ramènent pas des spores de l'Aveyron ou de plus loin et les sangliers non plus .... alors à moins qu'à Marseille vous ayez des insctes voyageurs qui font du tourisme sporal dans toutes les régions de France ..... ça n'a rien à voir avec un plant que tu achètes dans le 05 ou dans le 33 inoculé avec de la truffe de tu sais même pas où et sur lequel tu vas pratiquer un ensemencement avec de la truffe achetée à Carpentras, Richerenche ou Lalbenque .... je ne penses pas que ça voyage autant en naturel qu'en artificiel ... mais enfin c'est une question de point de vuebion a écrit :En naturel, le brassage existe aussi, les vecteurs étant la propagation du mycélium, et des spores par les insectes (mouches, liodes...), les animaux (sangliers, écureuils.......).
Par le travail du sol, on limite la propagation des racines et du mycélium, ceux qui ramassent les truffes et les réintroduisent en fin de saison diminuent la propagation à partir des vers par leurs prédateurs (oiseaux, petits mammifères.....), les truffières sont de plus en plus protégées des sangliers.
N'oublions pas que même si les genets "femelles" ont un renouvellement moins importants que les genêts "mâles", ils peuvent changer aussi.....
Un "père" ayant prouvé son efficacité avec une "mère" en produisant une truffe une année ne sera peut être pas compatible plus tard si la "mère" n'est plus la même.
Michel.
Pour les sangliers oui tu as raison les truffières en sont de plus en plus protégées ce qui constitue un vecteur de dispersion des spores (en local j'entends) de moins... est- ce un mal ou un bien ?? Je ne suis pas en mesure de le dire.
Après pour les histoires du père et de la mère ... ça je n'ai pas peur de dire que je n'y comprends rien ... donc je me garderais bien de donner un avis là dessus ... mais si un mariage a réussi ... je ne vois pas pourquoi on devrait changer les équilibres en place avec un inoculum nouveau ... encore faut-il savoir et maîtriser ce que l'on met aux pieds de ses arbres.
L’Australie c’est loin …. On a déjà du mal à savoir clairement ce qui se fait chez nous alors là bas ……. Je me suis laissé dire qu’il n’y avait pas que des réussites, idem pour la nouvelle Zelande … malgré des investissements colossaux et un suivi important certaines plantations ont mis plus de 20 ans à démarrer….. je pense donc qu’à prendre des exemples il vaut mieux aller chercher plus près juste derrière les Pyrénéesfabrice demande aux australiens .jerome
Olive
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Re: De la qualité de l'apport sporal ....
Tu ne crois pas si bien dire. Je serai prêt à parier vu la galère que ça doit être pour un pépi de se fournir en truffes cette années dans les différents bassins à prix abordable qu'une grande quantité de l'innoculum proviendra d'Espagne.il vaut mieux aller chercher plus près juste derrière les Pyrénées
L'espagne toujours, comme le sud de l'Italie a constitué lors de la dernières glaciation (qui a duré plus ou moins 80000 ans) un bastion pour les truffes européennes. Cela ne les a pas empêcher depuis 20000 ans de faire plusieurs centaines de km pour coloniser les territoires favorables. Et entre l'Andalousie et l'Alsace, ça en fait une sacrée distance à saut de mouche.
Donc, ne sous estimons pas les champignons dont la truffe dans leur capacité à coloniser un milieu favorable.
Lorsque les conditions sont bonnes, c'est pas compliqué, ça marche et ça fait vilain apports ou pas. Mais lorsque ça va pas, ce n'st pas l'origine des souches qui va changer grand chose.
Fred