À la recherche du père de nos truffes.

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Leromain84
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par Leromain84 »

bion
Cela montrerait également que l'apport sporal est inutile :roll:
je ne peux pas le prouver mais çà j'en doute fort.

Car le fait d'ensemencer des arbres non productifs jeunes ou vieux après quelques années ils le deviennent.Donc les spores ont un rôle à jouer. Connait-on l'impact des bestioles dans le sol méso, micro faune, bacteries etc....


truffalou
Je pense que l'orsqu'on cave l'on fait beaucoup de dégâts dans le milieu, et les conséquences on n'y pense pas.
La quantité de mycorhizes est surement épuisée ou insuffisante.
jm
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galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par galistruffe »

seb a ce jour personne n a pu identifier du mycélium de mélano dans le sol .on peu a peine le trouver dans la risosphere et au bout des pyramide des truffes .ces filaments ne dépassent pas quelques cemtimetre et déjà a cette échelle il y a peu de photo ou description .donc de la a coloniser l arbre voisin c est impossible .
de plus je vous rappelle que je casse toutes les mycorhises au printemps juste avant la fructification .jerome
bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par bion »

Bonjour,
galistruffe a écrit :a ce jour personne n a pu identifier du mycélium de mélano dans le sol
Cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas, il est à mon avis tellement ténu et fragile que l'on n'est pas encore arrivé à l'observer.

Il serait surprenant qu'il ne soit pas aussi "conquérant" en volume que les autres espèces.
D'ailleurs l'expérience sur la nutrition carbonée par l'arbre prouve qu'il y a bien un lien mycélien entre l'arbre et l'ascocarpe.

Michel.
galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par galistruffe »

ben non michel tous les champignons qui sont tres conquérent ont un micelium bien structuré qui fait de tres nombreuses anastomoses .pour aller loin ( plusieurs metres) ce mycelium doit a sa base etre tres puissant pour pouvoir expedier les nutriments tres loin et de forme conique ( on parle d un mycelium de champignon myco )pour utiliser la gravité comme moteur , donc il est obligatoirement visible au moins a sa base .
donc pour moi on ne le voie que tres rarement , il est extrêmement fin ,fragile et éphémere et il se contient uniquement dans la rizosphere .
jerome
bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par bion »

Je conçois qu'il puisse occuper un volume moins important que d'autres, par contre en ce qui concerne sa durée de vie, il doit bien être présent depuis la fécondation jusqu'à la fin du grossissement.

N'oublions pas non plus qu'en plus de la production d'ascocarpes, il a aussi un rôle dans l'apport d'eau et de nutriments à l'arbre, il devrait donc être présent pendant les phases de croissance de celui-ci.

Michel.
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melano
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par melano »

On arrive aussi à le doser dans le sol grâce à des analyses de l'ADN. On en trouve selon les période entre 0,5 et 1 gramme par kilo de sol sous les producteurs.

Et dans le protocole, le sol est finement tamisé afin d'être débarrassé des racines même fines.

Fred
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tuber01
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par tuber01 »

Si les mycorhizes détruites fin de l'hiver ne sont pas reformées avant la fructification mais après, alors ca ferme clairement la porte de la rencontre mycélienne issue de 2 arbres.

Je vais continuer à faire mes apports en attendant que les études décantent tout ca :)

Seb
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omisc
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par omisc »

Bonjour à tous,

Il pleut ici comme d'hab... ça faisait un moment que je voulais revenir sur ce sujet et la fameuse "pyramide", sans prétention et juste par jeu !
Avec les connaissance que l'on a maintenant, il me semble que l'on "brule" :D :D :D , et que l'on est pas loin de deviner un fonctionnement le "plus probable" du champignon.

LE DEVELLOPEMENT DU CHAMPIGNON
Le hyphe de mélano ne s'anastomose pas (ne forment pas une masse blanchatre), mais les mesures des espagnoles montrent 2grs de mycélium par kilo de terre, ce qui est énorme pour un filament aussi fin,
, il faudrait convertir ce poids en longueur pour avoir une idée de la quantité, à mon avis il y en a vraiment partout sous le brulé, probablement qu'il n'y a pas un millimètre cube de terre sans filament...
A mon avis le champignon essaye de se dévelloper en permanence quand il dispose de la sève alaborée (carbone) en provenance de l'arbre, donc quand les racines sont en phase de croissance, car
son mycélium fragile n'a pas une durée de vie importante (surment à cause de la "prédation" des bactéries et autres)

L'arbre alterne les pousses aérienne avec les pousses racinaires (à priori il ne fait pas les 2 en même temps), mais peu importe, la base du fonctionnement c'est que quand l'arbre est en phase de pousse racinaire, la pousse du mycélium à partir des myco est plus importante car elles disposent de plus de sève élaborée (carbone), et les substances relachées dans le sol (ou par contact direct) par le mycélium provoquent le brulé ( si il y a assez de myco bien sur).
Le brulé permet au champignon d'assainir son milieu de façon à réduire la compétition.
A la reprise de la végétation au printemps, c'est le seul moment de l'année ou de la sève élaborée stockée dans les racines va remonter vers le haut pour créer les premières feuilles, c'est aussi d'après la courbe des espagnole la période où le mycéllium est en plus faible quantité dans le sol, c'est logique, car l'arbre monopolise le carbone pour la partie aérienne au détriment des racines et donc du champignon.
Ensuite après le débourement il y a pousse racinaire et donc création du brulé et alternance de ce cycle plusieurs fois pendant la saison.

Pour moi le champignon n'a pas à attendre d'avoir une myco bien formée et visible par nous pour utiliser le carbone de l'arbre, ce qui expliquerait que très rapidement après le travaille du sol il peut "recoloniser" son milieu et faire des truffettes. A mon avis dès qu'une hyphe commence à rentrer dans un apex l'autre coté de l'hyphe commence à prospecter dans le sol.

LES NAISSANCES
Pour les truffettes, pour moi le plus probable, ce sont les spores qui germent en grand nombre au moment du brulé grace aux substance produites dans le sol par le mycélium, ces spores vont faire une truffette chaque fois qu'ils vont rencontrer un mycélium mère et qu'ils sont du signe opposé au mycélium mère.

Ensuite les besoins en carbone, les truffette sont prises en charge par n'importe quel hyphe venant d'une myco et qui vient à son contact. Dans le sol les hyphes sont présentes partout autour de la truffe, plus la truffe grossi et plus Il y a de connexions qui se font dans les sillons (creux) du péridium. Ces sillons restent ouverts sur la chaire de la truffe et servent à la respiration, mais à mon avis aussi au grossissement via les hyphes.
Une parti des hyphes qui connectent la truffe à l'arbre est détruite au fur et à mesure du grossissement, mais d'autres viennent se connecter partout autour de la truffe.

Pour les autres besoin de la truffe, comme l'eau, je pense qu'ils sont absorbé dans le sol directement par les hyphes qui partent des pointes du péridium.

Pour la reproduction, le premier cas de figure où le mycélium père est "baladeur" ou présent sur quelques myco de l'arbre est un cas de figure possible, mais qui ne doit pas être le plus fréquent.

Pour moi le plus probable s'est la repoduction par les spores, en partant de l'hypothèse où les spores germent au moment du brulé. Explications : A mon avis en naturel, ou dans les godets, c'est idem, quand l'abre est mycorhisé c'est qu'il y a de la truffe autour de ses racines et donc des spores + et - en grand nombre, peut importe que ce soit le + ou le - qui se dévellope sur les racines, il restera toujours quelques spores du signe opposé dans le coin pour produire les première truffettes.
Les spores peuvent aussi être diffusé par les animaux ou bestiole ou être déjà dispersé dans le sol depusi longtemps.
Ensuite toutes les truffes/truffettes non ramassées vont faire de nouveaux spores pour les fois d'après.

=> on notera au passage la caractère "insestueux" de ce mode de repoduction... :o :o :o
Dom
tuber11
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par tuber11 »

Omisc ,je ne sais pas si ton interprétation est la bonne mais elle parait bien rationnelle.
Comme tu le dis on ne doit pas être loin de la vérité maintenant.
Alain
bion
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par bion »

Tout cela est logique, joli travail de synthèse.

Une seule observation: je ne suis pas sur que les truffettes (au sens de jeune truffe, et non de petite truffe) contiennent des spores viables, le processus de maturation du "fruit" est à mon avis indispensable.

Michel.
jean-jacques
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par jean-jacques »

Bonjour
merci pour le travail de synthése,
je verrais bien en face chaque chapitre les influences de la météo (tempêrature, pluie,etc..)
sincères salutations
omisc
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par omisc »

Truffalou, peut-être faudrait-il regarder du coté de la "densité mycorhizienne" (par exemple nombre de myco mélano par litre de terre) de tes arbres. Peut-être est-elle plus faible sur certains arbres à cause :
- soit d'un chevelu racinaire peu dense autour de l'arbre...
- soit présence d'autres champignons compétiteurs présent dans le plant au départ ou arrivé après...

Par ailleurs les espagnols ont prouvé que les plants les mieux myco au départ gardaient une meilleur densité de myco dans le temps et jusqu'à leur entrée en production... le seul truc que j'ai trouvé bizzard dans leur test c'est que les arbres qui produisaient le plus n'étaient pas forcément ceux qui avaient le plus de myco.
Dom
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tuber01
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par tuber01 »

La germination des spores de signes opposés semblent effectivement le plus probable pour tenir le rôle de père. Surtout si l'architecture du mycélium ne lui permet pas de faire de grandes distances ...

Finalement le morceau du puzzle que j'arrive le moins à remettre en place c'est en fait la mère : pourquoi une seule mère et d'où vient elle sachant qu'on détruit les myco au printemps par le travail du sol ?

Seb
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jacques 37
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par jacques 37 »

Merci à toi omisc de ce beau travail de synthèse. Je vais t'opposer quelques arguments, avec beaucoup de subjectivité étant un néophyte dans ces domaines, mais rassures toi, ce n'est que pour faire réfléchir et continuer cet échange que tu as enrichi.
Ne crois tu pas que quelques chercheurs ont élaboré ce constat, comme tu l'as fait, et pourquoi ne seraient ils pas arrivés à des conclusions identiques aux tiennes :?:
----------------
Surtout si l'architecture du mycélium ne lui permet pas de faire de grandes distances ...
Là encore, il nous faut prouver cela :shock:
peut être que l'architecte à prévu quelque chose que nous n'imaginons pas encore :roll:
---------------
sachant qu'on détruit les myco au printemps par le travail du sol ?
Encore une fois qu'est ce qui nous dit que cette destruction si elle existe réellement est un handicap :!: :!: :!:
Le débat n'est jamais fini, seul l'échange se poursuit ... :wink:
Jacques 37
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stéph38
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Re: À la recherche du père de nos truffes.

Message par stéph38 »

sachant qu'on détruit les myco au printemps par le travail du sol ?
ont se débarrassent plutôt des vielles myco qui on déjà fructifier en mycélium et ont réactivent de nouveau le processus par la taille racinaire ?

Stéph
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