À la recherche du père de nos truffes.
Modérateurs : jacques 37, galistruffe, phil, uncinat55
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Merci les "pros" pour toutes ces explications.
Est ce que le fait de procéder à la taille du racinaire, permet entre autres choses de diminuer la concurrence pour l'eau entre l'arbre et la truffe en été, dans la couche travaillée du brûlé ou se fait la fructification?
Alain
Est ce que le fait de procéder à la taille du racinaire, permet entre autres choses de diminuer la concurrence pour l'eau entre l'arbre et la truffe en été, dans la couche travaillée du brûlé ou se fait la fructification?
Alain
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Truffalou, ton expérience est très intéressante. Mais pas la peine que tu la fasses, elle a déjà été réalisée ou est en cours de réalisation par une équipe de chercheurs. Donc, il suffit d'attendre les résultats.
Tuber 11, l'eau du sol part de deux manières :
- par évaporation
- par transpiration des feuilles.
Si tu coupes des racines, ça ne changera pas grand chose si ce n'est que tu vas aussi détruire le support de nombreuses structures mycéliennes. Or, c'est ce qu'on veut conserver non?
Pailler le sol ou tailler ses arbres avant le chaud est la meilleure solution pour économiser l'eau.
Fred
Tuber 11, l'eau du sol part de deux manières :
- par évaporation
- par transpiration des feuilles.
Si tu coupes des racines, ça ne changera pas grand chose si ce n'est que tu vas aussi détruire le support de nombreuses structures mycéliennes. Or, c'est ce qu'on veut conserver non?
Pailler le sol ou tailler ses arbres avant le chaud est la meilleure solution pour économiser l'eau.
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Salut César,Supposons que la mycorhize soit le point d'ancrage du futur mycélium et c'est à partir de là que celui ci va conquérir l'espace quand il va trouver les conditions climatiques nécessaires à son développement.
Il se développe pour quoi faire ?
1 - pour se nourrir
2 - s'abreuver
3 - se reproduire.
le mycélium va explorer le sol principalement pour récupérer de l'eau et des sels minéraux dont certains sont très précieux (P surtout) en milieux calcaire car rare à l'état accessible. Il va certainement en consommer un peu mais il est incapable de se nourrir avec ce qu'il récupère. Il ne fait pas la photosynthèse donc il ne fait pas de molécules carbonées (sucres, acides aminés, acides gras).
Par contre, comme l'arbre sait faire ça et que l'arbre a une puissance pour trouver l'eau avec ses racines très faible par rapport à lui, il va faire un deal. Il donne à l'arbre de l'eau et des sels minéraux et en échange, l'arbre lui donne des molécules carbonées déjà réduites pour le nourrir.
Donc, lorsqu'il explore le sol, c'est très indirectement pour se nourrir car il doit échanger ce qu'il trouve avec son arbre hôte. C'est pas pétrole contre nourriture mais solution du sol contre nourriture.
Pour la reproduction, il y a surement un rôle mais il est inconnu. On ne connait pas le rôle des différents mycéliums, des spores même si certains ont des idées.
Superbe Joël. Tes observations sont très justes. Elles démystifient totalement la production de truffes. On peut produire des truffes de manière prévisible et reproductible. Lorsque les gens auront compris ça, la trufficulture aura fait un grand pas en avant.par des soins particuliers les arbres peuvent entrer en production entre 3 et 5 ans après plantation, de façon tout à fait prévisible et reproductible.... des brulés stériles perso je n'en ai plus, soit il y a un brulé et ça produit (ou ça va produire bientôt), soit il y a de l'herbe et je sais déjà que j'ai raté quelque chose .....
Sur certains arbres la production a "avancé" de 50cm par an, mais n'a pas disparu auprès du tronc......
que la truffette ait besoin d'une "aide" pour passer rapidement de quelques micros grammes à quelques centaines de mg OK.... mais après.... en cas de sècheresse arbre et truffes sont en concurrence et c'est l'arbre qui l'emporte..... qu'on apporte de l'eau et qu'on limite l'évapotranspiration de l'arbre et les truffes grossissent....
Tout comme les travaux de Mme Guilhem sont remarquables mais ils peinent à être publier car faits hors démarche scientifique institutionnelle. On prend ici conscience du fossé qui sépare le bons sens paysans (dans le sens noble du terme) qui conduit à des observations ou travaux remarquables et la preuve scientifique à apporter par des expériences réalisées dans le cadre de protocoles rigoureux.
C'était tout l'intérêt du programme Systruffe qui est en cours d'achèvement (compte rendu à l'automne) qui se voulait à l'interface entre les deux.
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Melano,
Tout à fait d'accord.
je pense au travail du brûlé tel qu'on le pratique: décompactage à la grelinette et travail à la houe.
D'après un texte qui traitait de la méthode Angelozzi il expliquaient qu'en procédant de cette manière on maintenait les racines traçantes en dessous du niveau de piochage et que les 25 cm de la couche superficielle était destinée à la fructification des truffes.
Si on travaille toujours à la même profondeur on ne détruit rien on empêche seulement la remontée du racinaire traçant. Tout au plus on coupe du chevelu qui de toute manière a une durée de vie inférieure à un an.
Mon interrogation était de savoir si le chevelu colonisait à nouveau chaque année la zone travaillée.
Si ce n'est pas le cas la concurrence pour l'eau serait moindre entre l'arbre et la truffe donc favorable pour la survie du champignon pendant la période la plus sèche.
Dans le cas contraire on a quand même l'effet bénéfique du binage: aération, stockage de l'eau et limite de l'évaporation.
La taille telle qu'on la pratique en été réduit évidemment la transpiration par le feuillage pendant la période la plus sèche.
Comme je n'arrose pas je cherche tous les facteurs qui me permettraient de diminuer la consommation d'eau par l'arbre ou la végétation voisine.
Alain
Tout à fait d'accord.
je pense au travail du brûlé tel qu'on le pratique: décompactage à la grelinette et travail à la houe.
D'après un texte qui traitait de la méthode Angelozzi il expliquaient qu'en procédant de cette manière on maintenait les racines traçantes en dessous du niveau de piochage et que les 25 cm de la couche superficielle était destinée à la fructification des truffes.
Si on travaille toujours à la même profondeur on ne détruit rien on empêche seulement la remontée du racinaire traçant. Tout au plus on coupe du chevelu qui de toute manière a une durée de vie inférieure à un an.
Mon interrogation était de savoir si le chevelu colonisait à nouveau chaque année la zone travaillée.
Si ce n'est pas le cas la concurrence pour l'eau serait moindre entre l'arbre et la truffe donc favorable pour la survie du champignon pendant la période la plus sèche.
Dans le cas contraire on a quand même l'effet bénéfique du binage: aération, stockage de l'eau et limite de l'évaporation.
La taille telle qu'on la pratique en été réduit évidemment la transpiration par le feuillage pendant la période la plus sèche.
Comme je n'arrose pas je cherche tous les facteurs qui me permettraient de diminuer la consommation d'eau par l'arbre ou la végétation voisine.
Alain
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Où veux-tu qu'il aille? C'est là que se trouvent les éléments qu'il collecte (eau, éléments minéraux).Mon interrogation était de savoir si le chevelu colonisait à nouveau chaque année la zone travaillée.
Il se passe exactement la même chose avec les racines qu'avec les feuilles. Si tu tailles, l'année d'après, les feuilles sont au même endroit que l'année précédente. Si tu ne tailles pas, les branches poussent et avancent tous les ans.
Niveau racine c'est pareil. Si tu tailles, tu limites la progression et elles repoussent au même endroit. A quelques détails près qu'il y a des limites infranchissables (l'air et la roche mère).
Fred
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galistruffe
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Re: À la recherche du père de nos truffes.
SUPER , EXTRA , MERVEILLEUX bravo fred tu as tout expliqué et personne ne s' en rend compte .depuis que je suis sur le site je ne cesse de le repeter mais personne ne le vois .les racines ou plutôt le chevelu sont comme les petites branches et feuilles , si tu tailles chaque année elles recommencent le meme travail au meme endroit .cela te permet d arroser a outrance sans perdre la productivitée pour de longues années .
jerome
jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Pour que l'expérience de truffalou soit complète et apporte une preuve, il faudrait aussi couper "sous" la truffe. Mais là, c'est moins évident.melano a écrit :Truffalou, ton expérience est très intéressante. Mais pas la peine que tu la fasses, elle a déjà été réalisée ou est en cours de réalisation par une équipe de chercheurs.
Fred, quelle est exactement l'expérience de nos chers chercheurs?
Joel, je vois 2 choses pour améliorer la rapidité de production :
- Couper le pivot à la plantation pour des émissions de racines latérales dès la 1ere année.
- Avoir une excellente croissance du plant (mais sans engrais!). Car pour alimenter une truffe il faudra un beau racinaire donc un beau feuillage (photosynthèse). Donc démarrer avec un plant plus âgé et partir sur des essences buissonnantes à croissance "rapides" (CV, charmes, ....).
En option : je me demande si ça ne serait pas intéressant également de concentrer le racinaire en le faisant partir côté nord uniquement (en mettant une plaque côté sud à la plantation par exemple).
Mais ceci nous éloigne du père de nos truffes.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
-
galistruffe
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- Inscription : 07 janv. 2007 17:49
Re: À la recherche du père de nos truffes.
dom , un bon producteur produit dans toute sa zone de brulée et surtout a l interreur .quand seulement la partie d'avancement produit c est signe pour moi que le milieu se referme et que la fin est proche .
je te rappelle qu'avant que Guillem et Garces nous apportent la preuve que la spore germe tous etaient d accord pour dire que ce n etais qua titre tres exeptionnel que le phénoméne se produisait .
les plants myco sont produit par bouturage ou repro végétative , soit avec des myco ou de la gléba ce qui est logique puisque personne ne maitrise la germination de la spore ( a part annie bien sur ).
dans mon petit groupe de travail cela nous posait un gros probleme ,avec l absence de germination , il manquai quelques pierres a notre pyramide et du coup toutes nos observations et théories ne fonctionnaient pas bien .
depuis les pierres manquantes ont été remplacé et cela tourne comme une horloge ..jerome
je te rappelle qu'avant que Guillem et Garces nous apportent la preuve que la spore germe tous etaient d accord pour dire que ce n etais qua titre tres exeptionnel que le phénoméne se produisait .
les plants myco sont produit par bouturage ou repro végétative , soit avec des myco ou de la gléba ce qui est logique puisque personne ne maitrise la germination de la spore ( a part annie bien sur ).
dans mon petit groupe de travail cela nous posait un gros probleme ,avec l absence de germination , il manquai quelques pierres a notre pyramide et du coup toutes nos observations et théories ne fonctionnaient pas bien .
depuis les pierres manquantes ont été remplacé et cela tourne comme une horloge ..jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Il manquerait surtout le père qu'on cherche depuis le début étant donné que tout le reste est tenu par "la mère"galistruffe a écrit :avec l absence de germination , il manquait quelques pierres a notre pyramide
Pour la taille racinaire j'avais l'impression qu'on était quand même nombreux à avoir cette vision (enfin il me semblait le lire et le comprendre frequemment). Et il est important de travailler la même profondeur (même outil) d'années en années.
J'ai même proposé et lancé il y a pas mal de temps des essais de taille face à l'arbre en reculant de qq cm chaque année les premières années, comme pour une haie qu'on taille au départ en l'épaississant chaque année sur le dessus mais aussi sur le côté. Ceci afin de bénéficier d'une surface d'émission de racines fines supplémentaire dans ma zone travaillée. A suivre.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Pour moi, il y a deux tailles racinaires différentes qu'il faut prendre en considération. Une taille "verticale", évoquée par Jérôme et Seb qui vise à éliminer tous les ans, à la même profondeur le chevelu annuel (qui d'ailleurs s’élimine sans doute pour partie naturellement comme les feuilles tombent à l'automne) et une taille "horizontale" visant à construire sous la zone travaillée annuellement un réseau ramifié de racines porteuses du chevelu + renouveler de temps en temps ce réseau de racines porteuses.
Pour la taille "verticale" tout outil qui travaille le sol en surface en détruisant les racines sans tasser la zone convient.
Pour la taille "horizontale"une truffe bien présente joue sans doute un rôle déterminant grâce aux auxines secrétées par le champignon mais il y a des disparités en fonction des sols :
- en sol sableux, la ramification de ces racines porteuses se fait sans doute naturellement sans trop de difficulté. Même si une taille de formation ne fait sans doute pas de mal.
- en sol argileux, ce racinaire est le plus souvent grêle et peu ramifié sur les essences traditionnelles (CV et CP). La taille horizontale prend alors tout son sens. Mais là, ce n'est pas simple. Car il faut travailler à une profondeur différente de la taille annuelle d'entretien / élimination du chevelu.
Perso, je pratique "l'horizontale" à la grelinette en espérant que les contraintes exercées entre 25 et 15 cm cassent quelques racines (en plus d'aérer cet horizon pour faciliter une structure grumeleuse favorable à la ramification) et la "verticale" à la houe à une profondeur de 15 cm.
Etant entendu que la limitation de la progression horizontale des racines se fait par la taille aérienne.
Heureux les hommes qui ont un terrain qui naturellement conforme les racines selon les besoins de la trufficulture...
Fred
Pour la taille "verticale" tout outil qui travaille le sol en surface en détruisant les racines sans tasser la zone convient.
Pour la taille "horizontale"une truffe bien présente joue sans doute un rôle déterminant grâce aux auxines secrétées par le champignon mais il y a des disparités en fonction des sols :
- en sol sableux, la ramification de ces racines porteuses se fait sans doute naturellement sans trop de difficulté. Même si une taille de formation ne fait sans doute pas de mal.
- en sol argileux, ce racinaire est le plus souvent grêle et peu ramifié sur les essences traditionnelles (CV et CP). La taille horizontale prend alors tout son sens. Mais là, ce n'est pas simple. Car il faut travailler à une profondeur différente de la taille annuelle d'entretien / élimination du chevelu.
Perso, je pratique "l'horizontale" à la grelinette en espérant que les contraintes exercées entre 25 et 15 cm cassent quelques racines (en plus d'aérer cet horizon pour faciliter une structure grumeleuse favorable à la ramification) et la "verticale" à la houe à une profondeur de 15 cm.
Etant entendu que la limitation de la progression horizontale des racines se fait par la taille aérienne.
Heureux les hommes qui ont un terrain qui naturellement conforme les racines selon les besoins de la trufficulture...
Fred
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Seb,
le pivot est une nécessité physiologique pour l'arbre, donc c'est la première chose qu'il reconstitue quand on lui coupe.... la seule différence c'est qu'il en fait 4 ou 5 au lieu d'un....
Là ou c'est important de le suprimer c'est dans le godet, et justement les godets sans fond sont parfait pour ça.... pourquoi ?.... parce que ça permet la formation d'un racinaire plus dense et donc d'avoir plus de mycos.... c'est un lieu privilégié le godet, il faut en profiter un max....
Il est donc important de préparer le sol de telle sorte qu'une fois l'arbre en terre il y ait le moins de perte de temps possible pour que le jeune plant reconstitue ses pivots..... sinon il va concentrer toute son énergie là dessus au lieu de bien renouveller son chevelu racinaire..... et donc perdre une bonne partie de sa myco....
Ensuite plus la taille est haute plus les pivots et les racines latérales doivent être puissantes pour assurer l'ancrage dans le sol, il est donc important de faire partir les charpentières le plus bas possible afin de favoriser les ramifications à tous les niveaux, branches et racines..... le but étant toujours de préserver et de favoriser le renouvellement des racines fines.... et par conséquent favoriser l'installation du champignion....
On ne peut pas changer les lois de la nature, mais on peut mettre à profit certaines d'entre elles.....
joel
le pivot est une nécessité physiologique pour l'arbre, donc c'est la première chose qu'il reconstitue quand on lui coupe.... la seule différence c'est qu'il en fait 4 ou 5 au lieu d'un....
Là ou c'est important de le suprimer c'est dans le godet, et justement les godets sans fond sont parfait pour ça.... pourquoi ?.... parce que ça permet la formation d'un racinaire plus dense et donc d'avoir plus de mycos.... c'est un lieu privilégié le godet, il faut en profiter un max....
Il est donc important de préparer le sol de telle sorte qu'une fois l'arbre en terre il y ait le moins de perte de temps possible pour que le jeune plant reconstitue ses pivots..... sinon il va concentrer toute son énergie là dessus au lieu de bien renouveller son chevelu racinaire..... et donc perdre une bonne partie de sa myco....
Ensuite plus la taille est haute plus les pivots et les racines latérales doivent être puissantes pour assurer l'ancrage dans le sol, il est donc important de faire partir les charpentières le plus bas possible afin de favoriser les ramifications à tous les niveaux, branches et racines..... le but étant toujours de préserver et de favoriser le renouvellement des racines fines.... et par conséquent favoriser l'installation du champignion....
On ne peut pas changer les lois de la nature, mais on peut mettre à profit certaines d'entre elles.....
joel
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Pas mal Joel ! Merci pour le partage de tes analyses.
Côté ancrage, j'ai toujours pensé que l'arbre soumis aux vents était "favorisé" car il génère en réaction des latérales ramifiées pour s'ancrer. Et dans le Sud Est vous avez l'avantage du mistral
Pour cette raison et pour ramifier le plus bas possible, j'ai toujours été anti tubex ou gaines brise vent! (aïe aïe, je sais que César n'est pas de cet avis
)
Seb
Côté ancrage, j'ai toujours pensé que l'arbre soumis aux vents était "favorisé" car il génère en réaction des latérales ramifiées pour s'ancrer. Et dans le Sud Est vous avez l'avantage du mistral
Pour cette raison et pour ramifier le plus bas possible, j'ai toujours été anti tubex ou gaines brise vent! (aïe aïe, je sais que César n'est pas de cet avis
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Ptin je m'accroche mais là j'ai du malmelano a écrit : Pour la taille "horizontale"une truffe bien présente joue sans doute un rôle déterminant grâce aux auxines secrétées par le champignon mais il y a des disparités en fonction des sols :
Sinon j'ai quand même quelques craintes, surtout en sol argileux, que la grelinette pète tout sous ta zone de travail "normale" qui devrait servir de production, non ?
C'est comme si tu taillais ta haie au carré au printemps d'une dimension bien établie, sauf que juste avant tu as donné des coups de haches à travers...
Ca peut permettre de ramifier plus en effet, mais "le temps" que ca se regarnisse, je ne sais pas si le bénéfice est là.
Seb
contrairement au doute, seule la certitude rend fou
-
galistruffe
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- Inscription : 07 janv. 2007 17:49
Re: À la recherche du père de nos truffes.
merde fred merde ......
rien n arrette les racines horizontales ou charpentierres ou pivotantes .je désespére ;;;;;
relissez les classiques parce que la on va a reculons .
il y a 4 ans j ai posté des photos d arbres de 7 ans avec des traçantes de plus de 12 metres.
par la hauteur de l arbre ont limite l avancée du chevelue c est la clef de notre reussite , ceux que nous cherchons a faire depuis plus de 12 ans maintenant .et il faut attaquer le travail des la premiere année pour permetre a l arbre d instaler sont systéme de traçantes en dessous de la zone de travail afin de ne plus le perturber les années suivantes .
moi ca me parrait clair comme de l eau de roche mais en vous lisant je me dis qu on est pas prêt de vous voir arriver avec des kg de truffes sur les marchés , tant mieux pour moi .jerome
rien n arrette les racines horizontales ou charpentierres ou pivotantes .je désespére ;;;;;
relissez les classiques parce que la on va a reculons .
il y a 4 ans j ai posté des photos d arbres de 7 ans avec des traçantes de plus de 12 metres.
par la hauteur de l arbre ont limite l avancée du chevelue c est la clef de notre reussite , ceux que nous cherchons a faire depuis plus de 12 ans maintenant .et il faut attaquer le travail des la premiere année pour permetre a l arbre d instaler sont systéme de traçantes en dessous de la zone de travail afin de ne plus le perturber les années suivantes .
moi ca me parrait clair comme de l eau de roche mais en vous lisant je me dis qu on est pas prêt de vous voir arriver avec des kg de truffes sur les marchés , tant mieux pour moi .jerome
Re: À la recherche du père de nos truffes.
Seb, il va falloir que je passe une heure a Photoshop pour te faire des schémas. Mais les coups de hache dans la haie, c'est exactement ce que je cherche à faire lors des premières années pour former mon racinaire support. Lors de cette phase de colonisation, les racines poussent vite et toute ramification est du bénéfice pour la suite.
Ensuite au moment de la,production, halte à la violence de la grelinette, j'y vais juste pour soulever un peu la terre. Ma principale crainte avec cette technique n'est pas de péter des racines mais de créer un décollement des racines de surfaces en coupant celles qui auraient tendance à s'enfoncer. Cela aurait pour conséquence de créer des groupes de racines séparées :
- pivots plongeants
- racines support horizontales entre 25 et 15
- chevelu annuel au dessus.
Sur une jeune plantule, les racines sont pourvues de poils absorbants. Ce sont les cellules chargées de capter la solution du sol. Mais rapidement les racines âgées deviennent imperméables. Seules les racines jeunes avec poils absorbants sont perméables.
Or sur un arbre adulte, toutes les racines courtes de l'arbre sont mycorhizees. Un arbre adulte n'a donc plus aucun poils absorbant pour pomper l'eau et les sels minéraux. Cette fonction revient aux champignons qui forment des mycos sur les racines fines. Ainsi quasiment toute l'eau qui arrive dans l'arbre passe par le champignon.
Fred
Ensuite au moment de la,production, halte à la violence de la grelinette, j'y vais juste pour soulever un peu la terre. Ma principale crainte avec cette technique n'est pas de péter des racines mais de créer un décollement des racines de surfaces en coupant celles qui auraient tendance à s'enfoncer. Cela aurait pour conséquence de créer des groupes de racines séparées :
- pivots plongeants
- racines support horizontales entre 25 et 15
- chevelu annuel au dessus.
Oui César, non seulement il apporte de l'eau à l'arbre mais il lui apporte même la totalité de cette eau.Alors pour toi le champignon apporte de l'eau à l'arbre ??
Sur une jeune plantule, les racines sont pourvues de poils absorbants. Ce sont les cellules chargées de capter la solution du sol. Mais rapidement les racines âgées deviennent imperméables. Seules les racines jeunes avec poils absorbants sont perméables.
Or sur un arbre adulte, toutes les racines courtes de l'arbre sont mycorhizees. Un arbre adulte n'a donc plus aucun poils absorbant pour pomper l'eau et les sels minéraux. Cette fonction revient aux champignons qui forment des mycos sur les racines fines. Ainsi quasiment toute l'eau qui arrive dans l'arbre passe par le champignon.
Fred