Publié : 13 janv. 2011 10:59
Wououff, je ne peux pas répondre à tous en même temps.
Pour les abeilles il est nécessaire de traiter la varroase sous peine de voir disparaitre les colonies dans les deux ans, qui plus est la plupart du temps sans récolte la deuxième année.... il n'y a pas de produits miracles, tous les produits dérangent les abeilles et ont des effets négatifs sur les colonies.... bio ou pas bio... le plus gros soucis avec les traitements conventionnel c'est l'accumulation des produits dans les cires car liposolubles... c'est un problème qui vient avec le temps, et comme pour fabriquer de nouvelles cires gaufrées il faut de la cire !! on est pris dans un cercle vicieux .... impossible d'éliminer les produits lors de la refonte (les jeunes larves d'abeilles sont donc contaminées).
Ceci dit comme les abeilles butinent de tout un peu partout elles aussi stockent des cochonneries dans les cires.... l'apiculture bio ne fait pas grand chose de mieux que l'apiculture conventionnelle, la seule différence ce sont les analyses systhématiques sur certains miels pour obtenir la certification (c'est réalisé par lots qu'on a interet à multiplier au cas ou...)
Pour l'argile: des tests sont en cours sur pommiers, poiriers .... sur l'olivier ça empèche la mouche de pondre c'est tout, pas d'actions sur les maladies fongiques
Pour le carpocapse des pommes, poires, des noix.... j'ai un collègue Mr Matras, dans le 26 qui traite uniquement en bio avec 40 ha de noix, il a de meilleurs résultats que quand il était en conventionnel..... les produits: bacillus thuringiensis et sineis appat (pas très bio, mais avec AMM)
Pour la pomme j'ai un collègue sur althen avec plusieurs dizaines d'ha.... filets insectprof
Pour l'agriculteur en bio sur Pernes : Mr Tamisier, serres et plein champ, pas de filets
Pour le producteur Brésilien: je reprends contact avec le Brésil, je me renseigne sur l'existance d'un site....
A TOUS: le bio à la sortie des exploitations n'est pas très cher, tout le monde peut payer 0,80/1 € le Kg de pommes au détail..... mais combien dans les commerces ? le problème est là !!!
Continuer à faire de l'agriculture pour fournir les marchés qui disparaissent les uns après les autres est voué à l'echec, il faut arriver à travailler en dirrect avec les commerces, les centrales d'achat... il faut réenventer la distribution qui a disparue.
David, si le consommateur savait il ne consommerait plus rien.... si nous mêmes nous savions un peu plus que ce que nous savons (car nous sommes tout de même un peu mieux informé), nous arrêterions d'exploiter ....
Je n'ai pas le temps de devellopper ici, pour diverses raisons j'ai été en contact avec le directeur de recherche de l'inra Avignon (service toxicité des pesticides).
Nous avons sur Avignon un labo dont seul l'equivalent existe aux états unis, on lui a coupé ses crédits pour avoir mis le doigts là ou ça fait mal..... on est dans un impasse, les limites maximales de résidus de pesticides dans les aliments datent d'il y a 20 ans, époque ou les appareils de mesures n'avaient pas la précision actuelle (définition multipliée par 1000), aujourd'hui il a apporté la preuve qu'à doses homéopatiques certains produits peuvent provoquer des lésions à notre ADN ... et si les seuils autorisés étaient abaissés, quantités de fruits et légumes devraient être retirés du marché, idem pour le miel....
Dans certains coins ou il y a eu du maraichage intensif pendant de nombreuses années, même non traitée la récolte serait contaminée par le sol....
Ce monde marche sur la tête !!!
Pour les abeilles il est nécessaire de traiter la varroase sous peine de voir disparaitre les colonies dans les deux ans, qui plus est la plupart du temps sans récolte la deuxième année.... il n'y a pas de produits miracles, tous les produits dérangent les abeilles et ont des effets négatifs sur les colonies.... bio ou pas bio... le plus gros soucis avec les traitements conventionnel c'est l'accumulation des produits dans les cires car liposolubles... c'est un problème qui vient avec le temps, et comme pour fabriquer de nouvelles cires gaufrées il faut de la cire !! on est pris dans un cercle vicieux .... impossible d'éliminer les produits lors de la refonte (les jeunes larves d'abeilles sont donc contaminées).
Ceci dit comme les abeilles butinent de tout un peu partout elles aussi stockent des cochonneries dans les cires.... l'apiculture bio ne fait pas grand chose de mieux que l'apiculture conventionnelle, la seule différence ce sont les analyses systhématiques sur certains miels pour obtenir la certification (c'est réalisé par lots qu'on a interet à multiplier au cas ou...)
Pour l'argile: des tests sont en cours sur pommiers, poiriers .... sur l'olivier ça empèche la mouche de pondre c'est tout, pas d'actions sur les maladies fongiques
Pour le carpocapse des pommes, poires, des noix.... j'ai un collègue Mr Matras, dans le 26 qui traite uniquement en bio avec 40 ha de noix, il a de meilleurs résultats que quand il était en conventionnel..... les produits: bacillus thuringiensis et sineis appat (pas très bio, mais avec AMM)
Pour la pomme j'ai un collègue sur althen avec plusieurs dizaines d'ha.... filets insectprof
Pour l'agriculteur en bio sur Pernes : Mr Tamisier, serres et plein champ, pas de filets
Pour le producteur Brésilien: je reprends contact avec le Brésil, je me renseigne sur l'existance d'un site....
A TOUS: le bio à la sortie des exploitations n'est pas très cher, tout le monde peut payer 0,80/1 € le Kg de pommes au détail..... mais combien dans les commerces ? le problème est là !!!
Continuer à faire de l'agriculture pour fournir les marchés qui disparaissent les uns après les autres est voué à l'echec, il faut arriver à travailler en dirrect avec les commerces, les centrales d'achat... il faut réenventer la distribution qui a disparue.
David, si le consommateur savait il ne consommerait plus rien.... si nous mêmes nous savions un peu plus que ce que nous savons (car nous sommes tout de même un peu mieux informé), nous arrêterions d'exploiter ....
Je n'ai pas le temps de devellopper ici, pour diverses raisons j'ai été en contact avec le directeur de recherche de l'inra Avignon (service toxicité des pesticides).
Nous avons sur Avignon un labo dont seul l'equivalent existe aux états unis, on lui a coupé ses crédits pour avoir mis le doigts là ou ça fait mal..... on est dans un impasse, les limites maximales de résidus de pesticides dans les aliments datent d'il y a 20 ans, époque ou les appareils de mesures n'avaient pas la précision actuelle (définition multipliée par 1000), aujourd'hui il a apporté la preuve qu'à doses homéopatiques certains produits peuvent provoquer des lésions à notre ADN ... et si les seuils autorisés étaient abaissés, quantités de fruits et légumes devraient être retirés du marché, idem pour le miel....
Dans certains coins ou il y a eu du maraichage intensif pendant de nombreuses années, même non traitée la récolte serait contaminée par le sol....
Ce monde marche sur la tête !!!