Forum dédié à la truffe, la façon de la produire, sa recherche, son commerce, sa cuisine...
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Bonjour, le plus gros problème pour la melano aujourd'hui, c'est le manque de production, donc si vous voulez aider à sauver la melano, la première chose est de trouver les moyens d'augmenter sa production.
Quels seraient vos conseils pour produire de la melano ?
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Perso, je pense que pour sauver la mélano, il ne suffit pas d'en produire plus. Il faut aussi réformer et moraliser le système de sa distribution.
Manque de transparence, de proximité avec le client, trop de risque de se faire avoir sur la qualité du produit.
Ensuite, pour relancer la production, c'est pas simple. On voit actuellement qu'il ne suffit pas de planter pour récolter plus. Les surfaces réservées à la production augmentent tous les ans, mais la production stagne.
Les gens ont perdu le sens de la Terre. En plantation, ils ne connaissent pas forcement les bonnes pratiques à employer. Les terrains sont tous différents et les conseils de la bibliographie ne sont pas tous transposables.
On a perdu les techniques ancestrales d'entretien des arbres qui donnent en sauvages. Ceux qui ne sont pas connus sont abandonnés. Les autres sont pillés et massacrés à coup de pioche pour récolter en vitesse vu que le rabassier est rarement chez lui.
Je serai tenter de dire, pour sauver la truffe, il faut l'aimer, la respecter et la vouloir. Et encore, ça en suffit pas toujours.
Fred
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Bonjour, quand tu parles de transparence dans le marché, on e, voit deplus en plus des petits marchés controlés où la truffe est canifé, avec un vrai responsable, mais la dernière fois que j'y suis allé il y avait un producteur qui proposait 300 g de truffe boisé. Donc avoir un marché transparent avec proximité entre producteur et acheteur c'est bien mais si tu n'a rien a proposer à la vente ça pose problème.
Pour le reste je suis d'accord que l'entetient de l'espace rural disparait et donc les milieux se ferme les truffières sauvages disparaissent quand elles ne se font pas piocher, mais c'est pareille si la production augmente le prix redeviendrai un peu plus resonnable, et le piochage moins interessant, et si les acheteurs peuvent acheter de la marchandise correctement produite il y aura moins de client pour les autres.
Pour moi le problème de la quantité produite est le problème N°1.
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Bonjour,
Je profite de ce thème pour poster pour la première fois sur ce forum.
Bravo pour cette initiative, en espérant que l'équipe de modération soit ferme !
D'accord avec vous pour dire que sa rareté nuit aujourd'hui gravement à la truffe : prix trop élevé donc tentations plus fortes de vol ou de fraude.
Sur les méthodes ancestrales oubliées, je ne serais pas aussi catégorique…
Quelques rares personnes continuent naturellement à entretenir des truffières sauvages, comme cela leur a été montré. Malheureusement, peu de diffusion de ces connaissances.
Une autre piste est celle de la " sylviculture truffière " redécouverte chez des auteurs de la fin du XIX° siècle. Le CRPF Languedoc-Roussillon a ainsi organisé en 2005 et 2006 une formation du même intitulé.
Dans un cas comme dans l'autre, si quelques trucs sont connus de tous, il demeure cette irrésistible part de doute qui nous pousse à expérimenter !
De plus, la trufficulture " en plein " peut s'inspirer des pratiques " forestières ", et inversement.
Cordialement,
GP
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Bonjour GuillaumeP, que veux tu dire par :"De plus, la trufficulture " en plein " peut s'inspirer des pratiques " forestières ""
Car pour moi c'est deux monde très différents, dans la pratique forestière le but est de développer des abres, si possible bien droit et bien haut dans un milieu fermé pour les amener à aller chercher la lumière vers le haut, alors que pour éspérer avoir des truffes, il faut vers pousser pas tros vite, pas trop haut, en milieu ouvert des arbres qui sont mychorizés, où on souhaite que le champignon prenne le dessus par rapport à l'arbre.
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Pardon, je voulais dire :
la trufficulture en plein et la sylviculture truffière peuvent s'inspirer mutuellement.
:)
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GuillaumeP a écrit:
Bonjour,
Je profite de ce thème pour poster pour la première fois sur ce forum.
Bravo pour cette initiative, en espérant que l'équipe de modération soit ferme !
Bonjour Guillaume et bienvenue chez les "Grosses truffes".
Nous essaierons de modérer ces forums le moins possible mais si c'est nécessaire, nous n'hésiterons pas. L'art de la modération est difficile mais notre équipe de choc de modérateur a subit une formation spéciale LOL
A bientôt.
Fred
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Merci.
C'est le gage de la réussite de ce forum.
Je prendrai le temps de me présenter, mais avant, je voudrais en savoir plus sur ce forum tout récent semble-t-il : je n'ai pas trouvé de présentation de la "philosophie" de ce site.
Ai-je mal cherché ?
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Qu'appelles tu la trufficulture en plein et la sylviculture truffière ?
Peux tu dévolopper ton idée car je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Guillaume
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GuillaumeP a écrit:
Je voudrais en savoir plus sur ce forum tout récent semble-t-il : je n'ai pas trouvé de présentation de la "philosophie" de ce site.
Ai-je mal cherché ?
Heu, oui et non, en fait, nous avons mis la philosophie du site en tout premier message. Et comme il est bati sous la forme d'un blog pour le moment ça a un peu sédimenté.
Mais on peut le remettre sur le dessus de la pile 
http://www.grossestruffes.com/index.php … truffescom
Fred
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Pour répondre à Guillaume…
Simplement pour distinguer la voie intensive d'une conduite en verger (avec des méthodes agricoles appliquées en plein), de la voie " sylvicole ", extensive : travail sur micro-stations, prise en compte de la flore d'accompagnement dans toute sa diversité, possible complément d'une exploitation en bois de chauffage et/ou sylvopastoralisme.
C'est très grossier, et je prendrai volontiers le temps de développer, avec des références (n'ayant rien inventé en la matière
).
a+
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Bonsoir c'est avec plaisirs qu'on lira des développements sur l'écosystème truffier
Guillaume
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guillaume a écrit:
Bonsoir c'est avec plaisirs qu'on lira des développements sur l'écosystème truffier
Guillaume
Je vais limiter mes ambitions à une description la plus juste possible de la voie sylvicole. Il ne s'agit pas de donner une conférence sur l'éco-système truffier !:)
(aurais-je noté un sarcasme ?
).
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Bonjour, il n'y a aucun sarcasme, simplement je pense qu'il est interessant de lire ce que chacun pense au sujet de l'écosystème truffier, pour moi il n'y a pas de vérité, seulement des avis et des expériences différentes qui se complètent.
Les écosystèmes truffiers sont très variés et ont des évolutions différentes certains même sur plusieurs décénies avant de produire des truffes.
Guillaume
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Bonjour,
Maurice Cazaux m'a fait passé une liste de ce qu'il a demandé dans une lettre à un responsable de la FFT pour que le plan de relance actuellement sur le point d'être contractualisé entre l'Etat et la FFT soit des plus efficaces.
Ces idées seront sans doute quelques peu "dérangeantes" pour certains mais le débat est ouvert.
Fred
"Maintenant je pense qu'il serait grand temps que la FFT informe les personnes par un communiqué de presse sur *la réalité* de la truffe car il faut arrêter de donner des fausses informations.
En effet la vente de plants sous l'appellation *plant truffier* ne doit plus être tolérée pour la simple raison que l'arbre truffier n'est pas une espèce botanique, confirmé par l'INRA, le CNPPF, le CRPF, l'INF, le dictionnaire d'agriculture. Cette appellation est donc mensongère.
Par ailleurs la truffe n'est pas une activité agricole, la loi est très précise sur ce point, l'article L-311.1 code rural n'a aucune possibilté d'erreur, *il faut maîtriser le cycle du végétal* Or pour la truffe on ne connait rien.
Et puis on le voit malgré toutes les plantations il y a de moins en moins de truffes cela prouve bien que l'on ne maîtrise rien. Alors de grace, il faut stopper tout cela.
Pour essayer de relancer les plantations, il faut jouer sur 2 points :
- Il faut aider les propriétaires pour planter au lieu de laisser leurs terrains en friches et cela par primes ou autres en insistant que la *reforestation* est une action civique qui permet d'atténuer l'effet de serre et ça au moins c'est une réalité et je pense que l'UE sera sensible sur ce point capital.
- surtout qu'il n'y ait pas de cotisations ou autres car cela anhilirait toute tentative d'incitation à la relance de plantation et il faut absolument insister sur ce point.
L'intérêt de tout le monde est d'agir ainsi, car c'est comme cela que l'on pourra préserver notre reine mélano, il faudrait même la faire classer dans le patrimoine mondial cela doit être faisable car c'est *une des rares richesses gastronomiques* que la nature nous donne."
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bonsoir Guillaume P et Guillaume ! et Fred aussi
j'ai failli l'oublier !!
pas évident de parler de sylvieculture et trufficulture..puisque ce n'est même pas une culture !!
et oui, on cultive pas la truffe...
Fred, Je trouve que Michel Cazaux a raison : on ne devrait pas utiliser le terme chêne truffier..
J'aurai dû y réfléchir un peu plus avant d'utiliser ce terme pour ma société...
Du coup, je vais l'intégrer dans ma démarche commerciale et parler de plants mycorhyzer à la truffe noire...Et pourtant, je pense que le terme chêne truffier est plus poétique , moins technique et plus vendeur par conséquent !
Alex
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Bonjour,
Bien sûr qu'on ne cultive pas la truffe, et je vois poindre ce vieux débat qui a déjà plombé le forum du "magdelatruffe" que vous devez connaître…
L'ai-je seulement écrit ?
Vais-je être à l'amende si je dis qu'on cultive des arbres ?
Cette question est un peu le cheval de bataille de Maurice, chose que je ne critique pas en soi, mais est-ce là l'essentiel ?
Attention à ne pas sombrer dans des discussions sans fin ; le forum y perdrait.
Comme promis, je ferai mon petit exposé… :)
Guillaume
Dernière modification par GuillaumeP (27-01-2007 08:39:37)
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Bonjour, Guillaume je suis d'accord avec toi, il ne faut pas se perdre dans des débats de vocabulaire, existe t il des arbres truffiers ? Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que ça n'a pas le même sens que de dire d'un arbre que c'est un pommier !
Comme cultive t on la truffe ou non, moi je vois que dans des régions où il est de tradition de planter des arbres en essayant de les associer avec de la melano d'une façon ou d'une autre, il y a de la production, plus ou moins en fonction de beaucoup de critère qu'on ne connait pas bien, mais là où personne n'intervient l'écosystème évolue, l'équilibre qui permet la production de truffe disparait et la fructification aussi, alors appelez ça comme vous voulez mais si personne ne fait rien, les zones de production vont régresser, le reste c'est du vocabulaire.
Guillaume
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Bjr, Voila cm qui rapplique sur le site avec ces "chênes truffiers"
comment nommer un arbres ou l'on cave des truffes par rapport à un autre qui ne donne que des glands;
un chêne non glandouilleur
, un chêne à patates
etc...il y a un problème bien plus important avec la chinoise.
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Salut Truffalou,
je pense qu'il ne faut pas faire une fixation sur cette apellation de "chêne truffier" qui convenons en tous une bonne fois pour toute n'est pas véridique du point de vue biologique. Ca ne devrait même pas faire débat.
Le plus important et c'est pour cela que j'ai fait suivre ce courrier de Maurice à la FFT c'est la démarche entreprise pour faire avancer les choses. Il faut partir sur de bonnes bases (vocabulaire compris) et essayer de faire en sorte que les autorités mettent sur pied un véritable plan efficace pour sauver la mélano.
La lutte contre le risque de contamination par la chinoise en est un des aspects comme les questions fiscales de l'activité.
Maintenant, comme tu as cité Maurice, il souhaite un droit de réponse que voici :
"comment on nomme un arbre sous lequel on ramasse des cèpes? car c'est le même principe mycorhise sur les racines. Alors truffalou un boletier un cépier?
Si j'insiste sur cette appellation trompeuse de chene*truffier* c'est parce que les gens croient qu'ils vont avoir *obligatoirement* des truffes avec ces plants. J'ai encore reçu un
message hier qui me demandait si cela était valable d'acheter du terrain et planter des chenes truffiers et la personne précisait que c'était pour investir ses économies.
Alors Truffalou si tu t'en fout que les gens se *ruinent* perso je ne suis pas comme ça."
Ceci dit, d'un pont de vue tout à fait général, j'aimerais si c'est possible qu'on laisse ses débats assez vifs entre personnes au vestiaire avant de venir sur Grossestruffes.com. On voit bien ce que ça donne sur certains sites non modérés. 
Alors, si on pouvait échanger des idées, avoir des débats argumentés dans le calme et la sérénité, ça serait super.
Dernier truc : Maurice, soit pas timide. On n'est pas des monstres, juste des grosses truffes. 
Fred
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Philippe a écrit:
D'autres méthodes existent pour "augmenter la production de melano" :
L'adjudication des terres.
Cela existe toujours et la plus part des adjudicataires sont des gitans, ils peuvent comme cela aller faire vos truffes tranquillement et on peut rien leur dire.CM
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Quel dommage qu'on ne puisse établir des sortes de " fermages " à 50- 50 avec le propriétaire. Qu'ils soient en entretien de truffières spontannées ou directement en petites plantations. Je connais quelq'un qui serait enchanté à cette idée mais il a 73 ans, donc que se passerait-il une fois son déces si des arbres de 7 ans se mettent à donner( il a tout un léger penchant en prairie exposé Sud-Est et n'arrête pas de me dire:"ah, si j'avais 15 ans de moins, ici c'est l'idéal" et chez lui ça donne partout en spontannée . C'est bien dommage car pour acquérir des bons sols si t'es pas agriculteur, c'est la croix et la bannière...
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Bonjour
philippe a écrit:
Au lieu de fabriquer du fromage fait avec le lait de chèvre nourri à l'ensilage..., la ré-habilitation de troupeaux "à l'ancienne" ne ferait que plaire à la nature et à ceux qui l'aiment
Salut Philippe
Je me demende si la présence de troupeaux "à l'ancienne" est vraiment un facteur déterminant car j'ai un contre-exemple. En Quercy, sur le causse de Gramat (que je connais bien) dans la région de Gramat - Labastide-Murat, il y a aujourd'hui encore beaucoup d'élevage de brebis. Et ces troupeaux ne restent pas enfermés, ils sont la plupart du temps laissés libres de "gambader" sur de vastes zones. Le résultat est d'ailleurs assez intéressant car le "nettoyage" des parcelles en question est très efficace.
Or dans ces zones il y avait autrefois pas mal de truffières mais aujourd'hui plus rien ou quasiment. Donc l'abandon du pastoralisme n'est peut-être pas toujours en cause dans le déclin de la truffe (en tout cas dans cette région même s'il est évident qu'il contribue à limiter la fermeture du milieu).
A+
Dernière modification par phil (21-12-2007 10:33:32)
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Je pense que la présence des troupeaux est un facteur favorisant la biodiversité. Mais si celle-ci est menacée par d'autres pratiques, alors, les truffes sont menacées.
Le problème se situe à mon avis dans la faune du sol.
Une petite vidéo dont nous avons déjà parlé mais qui fait froid dans le dos : Sol vivant?
Fred
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Effectivement cette vidéo fait froid dans le dos .
filipe.