Forum dédié à la truffe, la façon de la produire, sa recherche, son commerce, sa cuisine...
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Bonjour,
Sur mon terrain (1000m² avec 2 plants de 5 ans et 2 plants de 4 ans) j'ai des escargots blanc (Xeropicta derbentina) dont on dit qu'ils peuvent provoquer des dégâts dans les truffières.
J'ai remarqué que ces escrgots ne s'aventurent plus depuis cette année sur un de mes arbres de 5 ans qui semble commencer à brûler (mais je ne suis pas un expert), alors que j'en trouve encore sur les autres plants.
Est-ce qu'il peut y avoir un lien de cause à effet ?
Je n'ai rien trouvé sur le forum à ce sujet.
Loubar
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je ne connais pas cette bête
article trouvé sue le net ;
Présent en Provence depuis plus d'un demi-siècle
Il passe difficilement inaperçu. Recouvrant par milliers les touffes de lavandin sur les ronds-points, crépissant les barrières des talus le long des routes, envahissant les fossés et les friches. Quel est donc ce petit escargot blanc qui semble proliférer ces dernières années à la fin de l'été dans la région ? Son nom : Xeropicta derbentina, appelé couramment le limaçon. Escargot des steppes et des milieux semi-désertiques, son aire de répartition d'origine allait du Caucase à la Croatie en passant par la Grèce, la Bulgarie et la Roumanie.
Il s'est déplacé progressivement vers l'ouest de l'Europe au cours du 20e siècle pour être découvert pour la première fois en Provence en juin 1949 au Tholonet près d'Aix-en-Provence. Un peu plus tard, on signale des invasions toujours dans la campagne aixoise en 1958 à Rousset. " Il était si abondant que certains près semblaient couverts de fleurs blanches", rapporte un témoin de l'époque. Mais selon une thèse soutenue en septembre 2001 par une étudiante de l'université d'Aix-Marseille 3, les populations de derbentina se sont multipliées dans les Alpes-de-Haute-Provence à partir des années 70 avec une augmentation remarquées ces quinze dernières.
Plus spectaculaire que nocif
"A Saint-Michel-l'Observatoire, l'escargot est beaucoup plus abondant aujourd'hui qu'au début des années 90" selon les études réalisées. On ne saura jamais comment cette espèce a été introduite en Provence, probablement de manière accidentelle car il n'existe apparemment aucune population en Italie susceptible de faire la jonction entre le Sud-est de la France et son aire d'origine.
Pourquoi de tels rassemblements ? Daniel Pavon, le président de la société linéenne de Provence explique que "les escargots fuient le sol et la terre trop chaude à la fin de l'été pour chercher un peu d'humidité nocturne sur les tiges des végétaux ou d'autres supports". C'est ainsi qu'il peut se fixer sur des véhicules et être transporté très loin de ses habitats d'origine. Si derbentina fait partir des espèces jugées indésirables aux Etats-Unis - il a été retrouvé sur des cargos en provenance de France - chez nous et contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les dégâts occasionnés aux plantes et aux cultures sont faibles.
Pour la bonne et simple raison que cet escargot ne consomme que très peu de végétation fraîche. "Les seuls dommages que nous avons pu observer sont liés à l'abondance même des escargots en phase d'estivation sur la végétation. Ils bloquent le développement des bourgeons qui peuvent être plus ou moins nécrosés. Ce phénomène touche en particulier les vergers, les truffières et les vignes bordés par des champs en friche. En revanche, les conséquences peuvent être plus préoccupantes pour les troupeaux d'ovins. L'escargot transmet des parasites des poumons des petits ruminants. Lorsque l'infestation est forte, l'impact sur la production ovine n'est pas négligeable avec une diminution du taux de survie des agneaux et une surmortalité des brebis".
Pour en savoir plus : Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie: http://www.imep-cnrs.com
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très bon les limaçons dans les truffières .
Moi j'en ai apporté pour qu'ils s'y développent, alors qu'il n'y en avait pas.
La coquille c'est du calcaire ne l'oublier pas ... et leurs déjections de l'engrais.
jm
Dernière modification par Leromain84 (16-07-2010 12:23:52)
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Ok merci pour ces infos.
Il y en a plusieurs morts au pied de l'arbre qui me semble commencer à brûler et aucun sur le tuteur associé tandis qu'ailleurs ils se portent bien : est-ce que c'est ce que vous constatez sur vos plantations ?
Je pense à la sècheresse excessive à cet endroit pour les escargots. Mais je ne sais pas si c'est la bonne explication.
Loubar
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Leromain84 a écrit:
très bon les limaçons dzans les truffières .
Moi j'en ai apporté pour qu'ils s'y développent, alorsqu'iln'y en avait pas.
La coquille c'est du calcaire ne l'oublier pas ... et leur déjection de l'engrais.
jm
heu ! je comprends pas !
oui la coquille est calcaire ,mais d'où vient ce calcaire ? à mon avis il provient de la nourriture sur la truffière où ils vivent et se développent ?
donc pour la truffière le bilan calcaire est inchangé ?y a pas transmutation ?
pour l'engrais des déjections ,ça me parait trop homéopathique
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Salut Benoit
les déjections daccord avec toi que cela est à dose homéopatique mais c'est un plus avec les déjections des vers de terre qui drainent le sol .
Le calcaire reste inchangé ? pas évident , je pense que s''il n'est augmenté par le grossissement des bébétes mais il est modifié par l'injestion, l'assimiliation, donc transformer.
Là, Fred pourra nous apporter son avis plus scientifique que le mien;
l'envirronnement est un tout comme les plantes associées qui partipent au développement de la truffe.
Avant on n'y attachait pas d'importance, mais dans l'avenir je crois que l'on va revenir à des méthodes plus inspirées des truffières naturelles.
Des truffières bien propre , bien taillées, bien travaillées de la méthode Palier par exemple, je crois que tout le monde en revient.
Elle a fait son temps , même moi j'en revients car n'a-t'on pas dévellopper la brûmale au détriment de la mélano par ces méthhodes.
Le débat reste ouvert!
JM
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Bonjour,
En ce qui concerne le calcaire des coquilles d'escargots morts, on peut considérer qu'il sera progressivement attaqué par l'acide carbonique (le gaz carbonique de l'air dissout dans l'eau de pluie à doses infinitésimales) mais il ne faut pas compter là dessus à très court terme pour apporter du calcaire, sauf à broyer les coquilles.
Ce calcaire qui forme les coquilles provient des plantes de l'environnement autour des arbres et est concentré à l'endroit où l'escargot meurt. Donc c'est pas faux de dire qu'on apporte du calcaire si l'escargot reste sur la plantation.
Par contre si on les retire au fur et à mesure qu'il viennent sur le terrain, on retire du calcaire à l'écosystème.
Quelqu'un a-t-il trouvé des truffes sur un terrain avec des limaçons ?
Loubar
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oui j'en ai trouvé sur un site où les limaçons étaient très abondant sur les plantes et herbes environnantes.
je pense que leurs déjections et plus interréssantes que la coquille.
jm
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Salut à tous,
perso les limaçons me posent un soucis pour l'arrosage, je passe tous les arroseurs un par un à chaque" tournée" .... donc pas mal de temps....
Concernant la productivité des truffières "bien travaillées, bien taillées... " pour moi il n'y a pas photo.... à l'age de 15 ans mes truffières ont déjà produit plus que celles de mon grand père à 40 ans (je ne parles pas d'une plantation en particulier ) .... mais il est vrai qu'à 25 elles sont condamnées, arrachées et replantées....
Par contre travailler de la sorte à un cout qui n'est pas compensé par le prix de vente sur les marchés de gros.... voilà pourquoi j'ai court circuité totalement la "filière classique".... mais il est reellement possible de produire de la truffe en quantité si on s'en donne les moyens....
Ensuite est ce une activité "rentable" dans ces conditions de culture ? à chacun de voir... là aussi il faut se donner les moyens de vendre à un cours rémunérateur....
Conclusion: pas facile d'apprendre à produire.... pas facile ensuite d'assurer commercialement..... mais tout celà est passionnant....
@+
Joel
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d'après l'analyse des résultats des parcelles expérimentales de L'URTA
je cite de mémoire
80% des truffes éligibles aux critéres des marchés contrôlés de Dordogne ,venant des parcelles expérimentales proviennent des protocoles avec travail du sol
les parcelles URTA sans aucun travail du sol produisent aussi des truffes mais la TRéS GRANDE MAJORITé PRéSENTENT des défauts inadmissibles aux marchés controlés
truffes de surface insuffisamment mures ,trop d'attaque de limace ,liodes ,grignotées par lapins ,pourrissement partiel et autres
pour de la vente en gros avec la terre ,ça ne disqualifie peut être pas ,mais en marché controlé c'est du rejet
bien sûr , y a truffière et truffière
mais avec un travail de sol et une taille raisonnable ,on peut peut être avoir plus de truffes ou plus de truffes vendables
mais avec un travail du sol raté ,on peut avoir aussi l'inverse =>moins de truffes ou de la brumale
comme dit Joel <<pas facile d'apprendre à produire.... pas facile ensuite d'assurer commercialement..... mais tout celà est passionnant ! >>
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Merci pour les conseils : je vais donc laisser prospérer mes limaçons et les récolter de temps en temps pour l'apéro (nombreuses recettes sur Internet).
Si on laisse faire ils envahissent tout.
Loubar
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